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    Les Chouettes Coquettes : pour le plaisir et la diversité

    par le 24 février 2012

    Les Chouettes Coquettes ont le vent dans les voiles. Depuis plus de cinq ans, ce groupe social organise des activités pour les lesbiennes (mais aussi pour les bisexuelles et les femmes trans), afin de s’amuser et de créer des liens entre femmes. La fondatrice et deux des organisatrices racontent leur expérience à Entre Elles.

    Chouettes Coquettes Association lesbiennes Montréal

    Le groupe Chouettes Coquettes, fondé à l’été 2005 par Maryse Bézaire (à droite sur la photo) et Lise (nom fictif, ndlr.), a émergé grâce à la volonté des deux fondatrices de rassembler des jeunes femmes lesbiennes de leur âge. Les groupes sociaux lesbiens déjà existants peinaient alors à joindre les lesbiennes dans la vingtaine et la trentaine. « En 2005, il y avait seulement des groupes lesbiens universitaires ou des groupes s’adressant à une clientèle plus âgée », affirme Maryse Bézaire.

    Les deux femmes ont alors usé de leurs compétences et de leurs contacts pour mettre de l’avant leur groupe. « Ma formation m’a permis de créer le site Internet tandis que Lise, qui collaborait alors à un projet s’adressant aux jeunes en questionnement, a utilisé la liste de diffusion pour faire connaître le groupe », raconte Maryse Bézaire.

    Quelque 800 abonnées

    Un an plus tard, Lise s’est lancée dans d’autres projets et deux abonnées de la liste de diffusion des Chouettes, Bich Nguyen (au centre sur la photo) et Isabelle Laplante (à gauche), se sont proposées pour prendre le relais. Aujourd’hui, elles sont six organisatrices, en plus des collaboratrices qui veillent ponctuellement à orchestrer les différentes activités.

    Le groupe social des Chouettes réunit en tout près de 800 abonnées de sa liste de diffusion. Les jeunes femmes ne s’attendaient pas à une telle popularité. « Lors du premier 5 à 7, on avait réussi à mobiliser une dizaine de personnes », se souvient la fondatrice. « Maintenant, il est parfois compliqué de faire une réservation en raison du grand nombre de participantes ! »

    Après le 5 à 7 bimensuel, le groupe continue à socialiser autour d’un repas convivial. « On a certainement une valeur ajoutée, car c’est plus intime, le fait d’être à proximité permet d’approfondir des discussions et de bien s’amuser », soutient Isabelle Laplante. Cette dernière tient néanmoins à préciser que les Chouettes Coquettes, « ce n’est pas un club de rencontre, c’est un groupe social ! »

    Activités sportives et culturelles

    Accueillant lesbiennes, bisexuelles et transsexuelles de tous âges et de toutes origines, les Chouettes Coquettes prônent la diversité. « Le spectre est large. Des étudiantes, des retraitées, de nouvelles arrivantes et même des touristes participent aux 5 à 7 ! »

    En offrant aussi des activités de plein air, comme la raquette, le ski de fond, la glissade, et des activités culturelles, comme une sortie dans les musées ou un séjour aux États-Unis, ainsi que des activités thématiques, comme la cabane à sucre ou des cours d’autodéfense, les Chouettes Coquettes tentent de rejoindre une « faune » diversifiée. Faire sortir les lesbiennes n’est pas chose facile, dit-on, et c’est pourquoi les militantes misent sur la variété des activités proposées.

    « Le taux de participation dépend de l’offre, résume Bich Nguyen. Il y a des valeurs sûres, comme les quilles annuelles. Les activités culturelles sont moins populaires ». Selon Isabelle Laplante, le temps qu’il fait a aussi son importance : « Les activités sont plus populaires au printemps qu’en hiver parce que les filles sortent plus. »

    Collaboration avec d’autres groupes

    Parfois, on partage des activités ponctuelles avec d’autres associations du milieu. « L’information sur les activités se diffuse par l’entremise des listes d’envoi des associations comme La tram, le Meow Mix, le Tease for the Ladies et Lez elles. On se retrouve parfois à faire des activités ensemble, mais c’est plutôt informel », soutient Maryse Bézaire.

    La jeune femme dit avoir l’impression que « les associations font chacune leurs choses de leur côté ». Une situation qui ne lui déplaît pas tant que ça : « Ça offre des options différentes aux femmes. On peut alors rejoindre tout le monde ».

    Pour toute information, rendez-vous sur le site des Chouettes Coquettes

    Crédit photo : César Ochoa.

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