Le sexe en public: quand le risque excite

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Sexe gai dans les lieux publics

Que ce soit dans les toilettes publiques d’une université, d’un cinéma ou d’un centre commercial, dans un stationnement, dans un lieu extérieur comme un parc, tout endroit inusité est bon pour du sexe en public. Les personnes en couple ou célibataires sont de plus en plus friandes de ce genre de pratique qui est en quelque sorte un mélange de voyeurisme et d’exhibitionnisme.

De l’écran au lieu public

Évidemment, plusieurs gais célibataires ou en couple pratiquent le sexe dans les lieux publics. Selon plusieurs qui s’y adonnent, l’excitation vient du risque de se faire prendre ou du fait qu’un voyeur est peut-être en train d’assister en direct à leurs ébats sexuels.

Le phénomène n’est pas nouveau dans la communauté gaie, mais la différence est qu’il y a désormais de nouvelles ressources. Alors qu’autrefois le bouche-à-oreille était le principal moyen de connaître les endroits publics populaires et fréquentés, certains sites internet sont maintenant conçus afin de permettre d’identifier les endroits où ce genre d’activité est pratiquée. Très populaire auprès des gais, le site squirt.org en est l’exemple parfait. À l’image d’un site de rencontre, squirt.org a une section entièrement consacrée aux lieux publics fréquentés par les gais en quête de risque.

Définis par les visiteurs eux-mêmes, ces endroits peuvent être très variés : que ce soit la toilette publique d’une université, d’un club vidéo ou d’un gym, le coin tranquille d’un parc, une voie ferrée de l’est de Montréal, ou une salle de cinéma, il est surprenant de voir le nombre d’endroits déjà établis à Montréal. Plus d’une centaine d’endroits sont déjà établis aux quatre coins de la métropole, et ça continue d’augmenter.

La plupart des endroits ont été photographiés pour permettre aux nouveaux membres de bien les reconnaître. Les visiteurs peuvent commenter l’accessibilité de l’endroit, son emplacement et dire ce qu’ils ont aimé et moins aimé du lieu public. Les habitués indiquent les heures les plus fréquentées et peuvent noter sur une échelle de cinq points le lieu en question.

Le dogging

Le phénomène a pris une tournure légèrement différente chez les hétéros et il a même sa propre terminologie : le dogging. Le dogging, davantage pratiqué en couple, consiste à faire du sexe en public sans se cacher. Par exemple, un couple va faire l’amour dans leur voiture en laissant les fenêtres ou les portes ouvertes pour permettre aux voyeurs de se rincer l’oeil sans aucune gêne ou même à un troisième participant de s’inclure. Plusieurs couples pratiquent le dogging pour mettre du piquant à leur vie sexuelle ou simplement essayer de donner un second souffle à leur vie de couple.

Heureux mélange d’exhibitionnisme, de voyeurisme et d’échangisme, le dogging est un véritable phénomène qui a vu le jour en Grande-Bretagne et qui a été popularisé très rapidement entre autres grâce à Internet. Le terme dogging provient du fait que certains hommes disaient aller promener leur chien alors qu’ils allaient en fait se rincer l’oeil.

Le phénomène est maintenant populaire aux États-Unis, au Canada, en Allemagne et en France, et il continue à prendre de l’expansion. À Montréal, deux endroits seulement sont connus pour le dogging : le stationnement du lac aux castors, sur le Plateau Mont-Royal, et celui du Jardin botanique dans le parc Maisonneuve.

La prudence est de mise

Évidemment, le sexe en public et l’exhibitionnisme sont des pratiques illégales au Québec. Il est donc conseillé de toujours être discret puisque se faire prendre par des policiers pourrait engendrer une amende salée ou même une arrestation qui, disons-le, serait assez humiliante. Et par respect pour la société, il est préférable d’éviter les endroits où des enfants pourraient se trouver, par exemple.

De plus, ce genre de pratique est aussi très risqué pour la transmission d’ITS. Il faut donc être extrêmement prudent et toujours se protéger. Et évidemment, en cas de sexe extérieur, il faut s’attendre à quelques inconvénients tels que les piqûres de moustiques ou le sable sur des parties du corps où on n’en veut surtout pas.

Crédits photo: mikecogh.

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