Dior veut licencier John Galliano

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Galliano Dior

«J’aime Hitler»… «Des personnes comme vous seraient mortes. Vos mères, vos pères, seraient tous des putains de gazés»…«Vous êtes laide», «Salope»… L’auteur de ces douces paroles ? John Galliano.
Ces propos du célèbre couturier peuvent être entendus dans une vidéo mise en ligne le 28 février sur le site du tabloïd britannique The Sun. Cette scène d’une quarantaine de secondes n’est pas datée (certain sur la toile parlent de décembre 2010). On y voit John Galliano, saoul, attablé à un café parisien, insultant une femme mi-amusée mi-choquée par l’attitude du directeur artistique de Christian Dior.
Pour la prestigieuse maison française, cette nouvelle affaire est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Elle a ainsi annoncé, le 1er mars, la mise à pied du couturier et a entamé une procédure de licenciement. Les responsables de chez Dior parlent du «caractère particulièrement odieux» des déclarations et de l’attitude de son créateur pour expliquer ces décisions.

Une autre affaire en octobre 2010

Cette annonce survient alors que John Galliano est depuis le 24 février au cœur d’un scandale du même genre. Ce jour-là, le couturier aurait provoqué une altercation avec un couple et une autres personne installés à une table de La Perle, l’un des bars les plus connus du Marais, le quartier gai de Paris. Selon certains, il aurait alors proféré des insultes antisémites et racistes à l’encontre de celles-ci.
Les trois personnes ont depuis porté plainte… tout comme John Galliano qui parle de «diffamation», affirmant que les faits qu’on lui reproche ont été inventé pour lui nuire. Les différents protagonistes se sont rencontrés le 28 février, dans un commissariat parisien. Trois employés de La Perle et deux autres clients, qui ont assisté à la scène, ont nié l’existence de ces propos.
Quelques jours après cette affaire, une femme s’est elle aussi adressée à la police française pour déposer plainte contre le couturier. Celui-ci est là encore accusant accusé d’avoir prononcé des injures antisémites, toujours dans le même café, en octobre 2010.