Barebacking: l’affaire Steve Biron secoue les gais de Québec

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On comptabilise pour l’heure quatre chefs d’accusation contre Steve Biron – deux pour voies de faits graves et deux pour agression sexuelle grave. Mais depuis sa première comparution, le 26 novembre, les policiers auraient reçu une dizaine de nouvelles plaintes d’hommes affirmant avoir été victimes de Steve Biron. Voilà pourquoi l’enquête sur mise en liberté provisoire a été reportée.
La procureure de la poursuite s’est jusqu’à présent opposée à la remise en liberté de l’accusé. Steve Biron reste donc en prison, au Centre de détention de Québec.
Selon les informations récoltées jusqu’à présent dans cette affaire, Steve Biron rencontrait ses partenaires sexuels sur différents sites de rencontres. Il ne se cachait pas de ses envies de relations sexuelles sans préservatif – un de ses pseudos était d’ailleurs bbackbottom31.

«Y’en a plein qui sont allés passer des tests»

«Quand je lui avais parlé, il m’avait demandé si je faisais la pénétration pas de condom et j’avais dit non. J’ai dit qu’il n’en est pas question. À partir de ce moment-là, il ne m’a pas plus jamais réécrit», témoigne, dans Le Soleil, Michel qui a discuté avec l’accusé sur le site Gay411.
La communauté gaie de Québec étant relativement petite, «l’affaire Steve Biron» a rapidement fait le tour des bars et clubs LGBT. Beaucoup sont effrayés. «Y’en a qui paranoyaient, ç’a fait freaker du monde. Y’en a plein qui sont allés passer des tests», explique de son côté un employé du Drague, le plus grand établissement gai de la ville.