Gyzel Schatzi Paris : la belle des nuits de Québec

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RG. Après onze ans sur la scène du Drague, quelles sont les motivations qui vous poussent à y rester ?

Gyzel Schatzi Paris. Bien que j’apprécie me produire ailleurs, demeurer au Drague signifie être en contact avec un bar qui offre les meilleures conditions, une des plus belles scènes et les mieux équipées, avec des décors, des éclairages, des scénographies haut de gamme qu’on ne retrouve pas ailleurs. C’est très enrichissant de monter des shows de Gaga ou de Britney quand on sait qu’en arrière, on nous pousse à se dépasser.

RG. Dans vos derniers spectacles, vous inspirez vous davantage de la mode ou y allez-vous selon vos goûts ?

G.S.P. Dernièrement, je suis allée énormément dans l’actuel. Malgré tout, je n’avais pas fait de Britney depuis plus d’un an et j’ai dû bifurquer vers [Lady] Gaga car ça paraissait incontournable à mes yeux. Même si je faisais plus de cabaret avant, j’aime encore toucher à tout, mais je me permets de personnaliser des noms populaires et assez connus. Prochainement d’ailleurs, j’offrirai un spectacle entièrement dédié à Madonna.

RG. J’imagine qu’on va tenter de le conjuguer à celui sur les plaines le 1er septembre ?

G.S.P. Évidemment. Pour l’instant, j’ai deux opportunités sur la table. Un spectacle lors du jeudi de la fête arc-en-ciel à Québec au bar le Drague avec en vedette Britney [Spears], [Lady] Gaga et Madonna et le lendemain, une heure et demie de Madonna sur la scène du carré d’Youville. Au début, j’ai décliné l’offre parce que je pars pour l’été, mais je me suis ravisée.

RG. Vous vous absentez donc de la scène artistique pour l’été ?

G.S.P. Oui et non. De celle de Québec, en fait. Je pars en Europe, je voyagerai entre Paris et Mykonos, où j’ai un contrat au Jackie ‘O, un bar très branché de cette destination très gaie.

RG. Parlez-nous un peu de cet emploi…

G.S.P. Pour moi, ce sont davantage des vacances. La scène est toute petite, nous sommes deux personnificateurs féminins : la drôle un peu niaiseuse et moi, la pitoune de luxe… Mon champagne est payé, c’est très glamour… bref je prends du bon temps !

RG. Votre spectacle hommage à Britney Spears, à l’occasion des dix ans du Cabaret Mado (le 2 mai dernier),  pourrait-il être le premier d’une longue série à Montréal ?

G.S.P. J’ai pensé arrêter totalement le spectacle mais j’en suis venue à la conclusion que j’arrêterais seulement l’animation semaine après semaine à Québec. Tant qu’à faire de la scène, je préfère monter des spectacles d’envergure, avoir le temps de me préparer et de les présenter au public, que de répéter une petite heure et présenter un produit qui pour moi, n’est pas fini. J’ai en effet peut-être le projet de m’établir à Montréal pour achever mes études et c’est certain que si des offres sérieuses se présentaient, pourquoi pas ? Je les étudierais…

RG. On pourrait donc vous revoir sur la scène montréalaise bientôt…

G.S.P. J’en suis à un stade de ma vie où, sans prétention, je suis plus belle que je n’aurais jamais rêvé l’être et nous avons, avec mon équipe, atteint un équilibre, une symbiose. Avec Madonna, ce sera l’apogée. Je n’aurai pas toujours ce corps et c’est pourquoi j’étudie également. Je ne ferai pas du show toute ma vie. Je veux me donner la chance de réussir et ne pas m’attarder sur les planches si je n’y ai plus ma place.

Crédit photo : document remis / Cath Langlois Photographe / Le Drague.