Trans Egeria : les photos pour revendiquer

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Transsexuels Trans Egeria Exposition Montréal Québec

Venu de Paris à l’occasion du vernissage de l’exposition Trans Egeria à la Galerie Nowhere, le 4 mai (la veille de la fierté trans à Montréal), le commissaire Frédéric Fontan s’est dit ravi de la collaboration avec l’Association des transexuel(le)s du Québec (la Fondation Émergence fait également partie de l’aventure). Avec Danielle Chénier de l’ATQ, il a pu sélectionner les personnalités transgenres québécoises et canadiennes qui font partie des 15 sujets de l’exposition.

« Ces personnes, je les connais toutes et tous, dit le directeur créatif de la Reflex Gallery qui avait organisé l’exposition à Paris en septembre dernier. Je suis content qu’elles et ils me fassent confiance. C’est un poids lourd, mais je suis ravi du résultat. » Frédéric Fontan a voulu être présent pour voir les nouveaux ajouts s’arrimer aux photographies de l’exposition originale.

Le commissaire s’implique dans la cause GLBT depuis 2010, année où il a été invité par l’homme d’affaires Pierre Bergé à monter l’exposition des dix ans de la revue gaie Têtu au profit de l’association SOS Homophobie. « Il ne faut pas oublier que dans le LGBT il y a un « T ». Malheureusement, c’est souvent le cas. Même lors de Stonewall, les personnes trans étaient là pour lutter », souligne-t-il.

Aux noms plus connus à l’international, comme ceux de Léa T (ci-dessus), d’Andrej Pejic ou de Buck Angel (ci-dessous), s’ajoutent désormais des personnalités d’ici qui ont aidé à démystifier le transgenre, tels la dramaturge Nina Arsenault, le militant des gars trans Alexis Comte (dans une photo par Damian Siqueiros), Michelle Blanc et Marie-Michelle Godbout, fondatrice de l’ATQ.

Trans Egeria - Portrait de Buck Angel (crédit : Isauro Martinez Cairo)

Pour Frédéric Fontan, la juxtaposition de militants et de mannequins fait partie du projet. Même si le côté glamour de certains portraits semble plutôt souligner  le « mystique » que la démystification « cette attirance aide les gens à vouloir comprendre ». « J’ai voulu que ça soit une exposition où les gens soient désirables, » assure-t-il.

Parmi les 15 portraits, Frédéric Fontan y a inclus trois de son égérie, la Française Marie D’Estrées, sur qui il a tourné un docufiction de 25 minutes, My Butterflies Dream. La bande-annonce a été présentée lors du vernissage.

Trans Egeria

Du 9 au 12 mai à la Galerie Nowhere (1269 rue Amherst) de Montréal, puis du 17 au 20 mai au Studio B (280 rue St-Joseph Est) de Québec.

Crédit photo : Kacper Kasprzyk.