Pas de Maison de la fierté aux Jeux olympiques de Londres

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Pride House Londres annulée Jeux olympiques

L’expérience commencée au Canada, lors des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver, en 2010, ne devrait pas connaître de suites en 2012. La Maison de la fierté (Pride House) londonienne avait pourtant obtenu le feu vert des autorités municipales, avec des compétitions, des débats et des célébrations prévues du 26 juillet au 12 août (soit les mêmes dates que les compétitions sportives) à Clapham Common, grand parc londonien de 89 hectares.

Malgré le soutien de différentes personnalités (dont le maire de Londres), les fonds récoltés pour l’événement se sont révélés insuffisants, a raconté le directeur exécutif de la Maison de la fierté, Chad Molleken, dans un communiqué diffusé la semaine dernière dans la presse britannique. Pour celui-ci, sans argent et sans tête d’affiche concernant les divertissements, le projet n’était « pas viable commercialement ».

Une dernière chance ?

Pour sa part, l’association GLBT Stonewall pointe du doigt l’attitude des organisateurs des Jeux olympiques. « Malheureusement, ils ont fait très peu, sinon rien, pour promouvoir ou rejoindre la communauté GLBT. Étant donné l’héritage des Jeux olympiques qui dit qu’il faut promouvoir la diversité, on se dit que le sport ignore quelque 3,7 millions de personnes dans le pays », a expliqué un porte-parole de l’organisme.

L’organisation de l’événement, qui voulait combattre l’homophobie dans le sport grâce à cet événement, dit espérer encore la tenue d’une Maison de la fierté moins importante au cours des Jeux olympiques. « Nous explorons les différentes options pour qu’elle fasse partie des maisons qu’on retrouvera à Londres cet été », a indiqué Chad Molleken.

Crédit photo : Dan Mogford.