Justice : nouvelle affaire de barebacking dans la communauté gaie

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La victime (dont le nom reste secret, suite à une décision de la justice québécoise) a appris sa séropositivité à l’automne 2006. C’est seulement en envoyant un courriel à son ancien amant qu’il dit avoir découvert le pot aux roses. Celui-ci lui aurait caché son statut sérologique.

James Steven Wilcox, consultant en informatique, a rencontré son partenaire en juillet 2005 dans un sauna gai de la rue Sainte-Catherine. Leur premier rapport sexuel, sur place, a été protégé. Les deux hommes se sont ensuite rendus au domicile de l’accusé. Il aurait alors pénétré sans préservatif son amant pendant qu’il dormait.

Verdict en juin

Lors de l’audience du 11 avril, la Couronne a réclamé deux ans de prison contre James Steven Wilcox. Ce dernier affirme que la victime le savait malade et s’était montrée d’accord pour avoir des relations non protégées. De son côté, le juge chargé de l’affaire a parlé d’« abus de confiance » de la part de l’accusé.

Le verdict sera connu le 5 juin prochain. Trois mois plus tard, une autre affaire du même type, à Québec cette fois, devrait connaître son dénouement. Steve Biron, porteur du VIH/sida, est accusé de plusieurs agressions sexuelles contre des hommes après avoir menti sur son statut sérologique.

Ces deux procédures judiciaires font la manchette alors que la Cour suprême du Canada examine actuellement deux autres cas qui pourraient remettre en cause la loi sur la criminalisation du VIH/sida. La législation actuelle rend possible des poursuites judiciaires contre des personnes vivant avec le virus si elles ne dévoilent pas leur séropositivité, même lorsqu’il y a port du préservatif ou quand la charge virale est indétectable.

Crédit photo : tonrulkens.