Village gai : l’initiative « Aires Libres » mise à mal par les élus ?

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Après avoir donné une visibilité internationale au Village gai de Montréal, grâce à l’installation des boules roses de Claude Cormier, le projet Aires Libres pourrait-il être en péril ? C’est du moins la crainte de Denis Brossard, président du conseil d’administration de la SDC du Village.

Celui-ci a dénoncé, lors du conseil de l’arrondissement Ville-Marie du 6 mars, trois orientations envisagées par les élus locaux : la réduction de la durée de la piétonisation (suppression d’une semaine au début et à la fin de l’événement), la diminution de 25 % du nombre de places assises sur les terrasses et surtout la réduction de la distance de la rue piétonne pour en exclure la portion comprise entre Berri et Amherst.

Cette partie du Village représente 23 commerçants et 65 % des cotisations de la SDC du Village. Denis Brossard craint par conséquent une perte des commanditaires présentateurs mettant « à coup sûr en péril » la cinquième édition. « Est-ce votre façon pour votre administration de favoriser le développement économique et culturel du Village gai de Montréal ? » a-t-il interpellé le maire de Montréal.

Des raisons de sécurité

Gérald Tremblay s’est défendu de vouloir mettre à mal l’activité Aires Libres et a suggéré de nouvelles rencontres entre son administration et la SDC du Village. « L’idéal serait une piétonisation plus importante de la rue Sainte-Catherine, a expliqué le maire de Montréal. Le problème que l’on a à court terme, c’est celui de la sécurité ». Il a évoqué à cet effet « la préoccupation de certains propriétaires et résidents du quartier qui se sentent menacés » et se sont plaints lors de précédents conseils.

Les explications du maire n’ont pas convaincu Denis Brossard qui explique la hausse du nombre de plaintes, dans le secteur entre Berri et Amherst, par l’invitation de la police à signaler les problèmes. « Nous, sur le terrain, on voit zéro différence entre la période où la rue est fermée et celle où ce n’est pas le cas, a-t-il affirmé. Toutes ces restrictions, ça n’a aucun sens, ça va tuer l’événement ». Le président du conseil d’administration de la SDC du Village perçoit Aires Libres comme une « locomotive » attendue par les commerçants.

Crédit photo : Arnaud Baty.