ITS / sida : de nouveaux chiffres inquiètent

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Il ne s’agit pas d’une première. Voilà plusieurs mois déjà que différents services de santé et spécialistes de la question tirent la sonnette d’alarme concernant le relâchement des gais dans leurs pratiques sexuelles. Le condom a bien cessé d’être un réflexe chez de nombreux homosexuels actifs et rien ne semble pouvoir empêcher cette évolution.

Dès lors, voir L’Actuel expliquer, cette fin de semaine, que « 34 % des nouveaux séropositifs n’étaient pas dans la trentaine en 2011, comparativement à 20 % l’année précédente » n’a rien d’étonnant. Beaucoup la plupart des spécialistes, les nouvelles générations figurent en tête des catégories se protégeant de moins en moins.

Illustration de cette tendance : « Chez les moins de 25 ans, la tendance est plus alarmante, cette tranche d’âge représente 18 % des nouveaux cas de sida, une progression de 10 points de pourcentage par rapport à 2010 », explique-t-on dans la Presse canadienne. Pour Réjean Thomas, directeur de la clinique s’adressant principalement aux homosexuels, « le VIH est de plus en plus perçu comme une « maladie » chronique, traitable, même si l’infection est impossible à guérir ».

Mais le sida et le Québec ne sont pas les seuls concernés. Ainsi, l’augmentation des cas de syphilis au Nouveau-Brunswick, rappelée il y a quelques heures par la Santé publique locale, est tout aussi spectaculaire.

Des hommes gais concernés neuf fois sur dix

« De 1993 à 2007, la province a enregistré en moyenne un cas de syphilis par année. En 2008, ce nombre a grimpé à six. Le total est passé à neuf l’année suivante, 37 en 2010 et 57 l’an dernier. Il pourrait également augmenter encore davantage cette année, avec 10 cas de l’infection transmissible sexuellement découverts pour l’instant [en 2012]», a détaillé Denis Allard, directeur adjoint de l’institution.

Dans plus de neuf cas sur dix, ces nouvelles infections concernent des hommes gais, la plupart du temps âgés entre 20 et 25 ans. Denis Allard les décrit comme « des gens qui ont de multiples partenaires sexuels, surtout si ces partenaires sont anonymes. […] Ces jours-ci, les gens ont tendance à se rendre sur Internet pour y trouver des partenaires et ne semblent pas beaucoup s’informer, ils veulent seulement avoir des relations sexuelles, et ils attrapent une infection.  »

Crédit photo : Gpoo.