Italie : un homme politique victime d’insultes homophobes

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Tout a commencé par une discussion, sur le réseau social Facebook, à propos de la politique menée par la région des Pouilles (dans le sud-est de l’Italie) dont Nichi Vendola (du parti Gauche, écologie et liberté) est le président. Si les critiques se multiplient, celle de Giuseppe Ripa adjoint au maire de Lecce (une des principales villes de la région, tenue par la droite), va particulièrement choquer et faire réagir.

Qualifiant Nichi Vendola, homme politique sorti du placard depuis de nombreuses années, de personne « anormale », le grand penseur a expliqué que « dans la nature, il n’existe que deux types d’êtres humains : l’homme et la femme. Le reste est classifié scientifiquement comme trouble psychiatrique, pathologie qui rentre dans les compétences des sciences sanitaires et notamment de la psychanalyse ».

Si le maire de Lecce a immédiatement critiqué les propos de son collègue, ce dernier n’a présenté ses excuses que ce dimanche. « Je ne voulais offenser personne, a-t-il précisé. […] Je prends acte que mes déclarations ont été sûrement mal comprises ».

Appels à la démission de Giuseppe Ripa

Si Nichi Vendola n’a pas fait de commentaires, la classe politique s’est elle emparée de l’affaire. Paola Concia, parlementaire lesbienne et l’une des principales voix de l’opposition de gauche (le Parti démocrate) n’a pas mâché ses mots : il faut que « ceux qui prononcent de telles phrases restent en dehors de la sphère publique », a-t-elle expliqué, rejoignant les voix qui appellent à la démission de l’élu municipal.

Du côté de la droite, le Peuple de la liberté a tenu à condamner les propos de Giuseppe Ripa, membre de la formation créée par l’ancien président du Conseil Silvio Berlusconi. Ce dernier est lui-même bien connu pour ses déclarations outrancières.

Figure importante de la gauche italienne, Nichi Vendola est aujourd’hui perçu par certains comme un candidat possible au poste de Président du Conseil en cas de victoire de l’opposition lors des prochaines élections législatives. Sa médiatisation lui a valu ces derniers mois de nombreuses attaques, parmi lesquelles certaines ouvertement homophobes.

Crédits photo : Torre Elena.