Outgames 2013 : le comité d’Anvers voit grand

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Jerko Bozikovic Outgames Anvers

Êtremag. Le logo des Outgames d’Anvers comprend l’expression Love United. Pouvez-nous expliquer la philosophie inhérente à un tel slogan ?

Jerko Bozikovic. Ce slogan signifie simplement que nous sommes conscients du fait que nous ne pourrons pas réaliser une troisième édition des Outgames réussie sans la collaboration de tout le monde. Et par tout le monde, j’entends la ville d’Anvers, le milieu des affaires, les associations sportives, les musées et théâtres, mais aussi Montréal qui a organisé l’événement en 2006, Copenhague qui l’a accueilli en 2009, ainsi que les bénévoles, les athlètes, les visiteurs, etc. Sur un total espéré de 250 000 spectateurs et de 10 000 sportifs, nous souhaitons pouvoir attirer au-delà de 3.000 participants nord-américains.

Êtremag. Est-ce dans ce but que vous êtes venus à Montréal à l’occasion de la Fierté ?

J.B. Oui, entre autres. À cette étape-ci, nous nous devons de créer des partenariats avec des groupes d’un peu partout. En venant ici, j’ai pu par exemple discuter avec Équipe Montréal pour mieux comprendre comment nous devons nous y prendre pour convaincre les communautés LGBT nord-américaines – et les lesbiennes de surcroît – de faire le trajet jusqu’à Anvers pour les Outgames 2013. J’ai d’ailleurs été surpris d’apprendre que leur organisation était composée à seulement 5 ou 10% de femmes.

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Êtremag. J’en déduis que vous cherchez à attirer davantage la clientèle lesbienne ?

J.B. Notre objectif, c’est d’atteindre le « 50-50 ». Nous souhaitons attirer autant d’hommes que de femmes et ainsi être attentifs au fait que chaque groupe, qu’il s’agisse des gais, des lesbiennes ou des trans, doit être représenté afin que tout le monde puisse s’y retrouver. Mais la réalité veut que l’approche à adopter pour convaincre les femmes d’assister aux Outgames 2013 est complètement différente de celle préconisée avec les hommes. Nous sommes actuellement en train de chercher à mettre au point une stratégie afin que les femmes se sentent aussi concernées par l’événement que les hommes.

Êtremag. Pouvez-vous nous parler des événements et des activités qui se tiendront lors des Outgames et plus précisément de ce qui pourrait intéresser les femmes ?

J.B Les Outgames d’Anvers seront comparables à ceux de Montréal : ils reprendront les mêmes piliers, soit le sport, la culture et les droits humains. Côté sports, il y a actuellement 35 disciplines qui figurent parmi notre liste officielle – non exhaustive, vous pouvez donc faire vos suggestions – passant du tennis à la lutte et du water-polo au bridge, des échecs et à la pétanque. Au point de vue de la culture, nous bénéficions déjà de partenariats avec tous les musées et les théâtre de la ville afin d’organiser des activités, spectacles et expositions tout au long de la semaine. Concernant les droits humains, il y aura des conférences de personnalités importantes qui militent pour les droits des LGBT à travers le monde. Aussi, un peu comme en 2006 avec la déclaration de Montréal – qui a permis une amélioration des droits LGBT aux Nations unies – nous souhaitons créer la déclaration d’Anvers grâce à laquelle nous aimerions que l’Union européenne puisse parler d’une seule voix au sujet des droits des LGBT.

Finalement, pour satisfaire les dames, nous prévoyons créer un espace spécifiquement féminin où les elles pourront se rencontrer pour une bouchée ou un 5 à 7 avant de participer aux soirées et aux fêtes thématiques qui seront tenus à tous les soirs. Nous regardons aussi la possibilité d’offrir un service de garderie.