Royaume-Uni : polémique autour d’un réfugié ougandais homo

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Ce n’est que quelques minutes avant de monter dans l’avion devant le ramener en Ouganda que les autorités britanniques ont décidé, le 18 août, d’accorder à Robert Segwanyi quelques jours supplémentaires sur le territoire afin de réexaminer son cas. Le réfugié, qui vit actuellement à Portsmouth, dans le sud de l’Angletter, dit craindre pour sa vie s’il retourne en Ouganda. Pour autant l’affaire est loin d’être terminée.

Arrivé au Royaume-Uni en mai 2010, Robert Segwanyi a fait demande d’asile deux mois plus tard, mettant en avant son homosexualité. Problème : l’immigration et les cours d’appel du pays n’ont pas jugé crédible ce dossier. L’homosexualité est passible de prison en Ouganda et un projet de loi prévoyant jusqu’à la peine mort pourrait être d’ici quelques semaines réexaminé par les députés du pays.

Défendu par des personnalités

Le réfugié est défendu par des personnalités, à commencer par l’évêque ougandais Christopher Senyonjo, connu pour être l’un des rares religieux de pays d’Afrique de l’Est à défendre les droits GLBT. Selon lui, il est indéniable qu’en cas de retour dans son pays natal, Robert Segwanyi serait victime « de harcèlement et de violence de la part de la police ».

Le député libéral de Portsmouth, Mike Hancock, a, lui aussi, pris parti en faveur de l’homme de 32 ans. À ses yeux, les autorités de son pays appliquent mal la loi. Il affirme également que Robert Segwanyi a, par le passé, été agressé dans son pays parce que gai. Il aurait notamment été brûlé par du plastique en fusion.

Crédits photo: Alan Ford.