Ghana: une chasse aux homosexuels se met-elle en place?

Par  |  Aucun commentaire

Ghana gay homophobie

C’est une nouvelle et triste illustration du climat de terreur qui règne actuellement au Ghana. Paul Evans Aidoo, l’actuel ministre de la région de l’ouest, a réclamé, le 20 juillet, l’arrestation de tous les homos de cette zone du pays. Il a également demandé à un certain nombre d’entreprises immobilières de fournir aux autorités toutes les informations facilitant ces interpellations.

Le mois dernier, un parlementaire a menacé les GLBT de lynchage et de meurtre s’ils continuaient leurs «actes diaboliques». Ce dernier, tout comme le ministre, poursuivent ainsi l’action que semblent mener les plus hautes instances du pays.

Dix ans de prison minimum

Selon des médias locaux, le président John Evans Atta Mills aurait même affirmé, il y a quelques jours, vouloir «prendre des mesures pour se défendre contre la menace de l’homosexualité et du lesbianisme». L’intéressé a depuis nié avoir prononcé ces mots. L’homosexualité est actuellement passible de dix ans de prison (minimum) au Ghana.

L’Église ghanéenne alimente cette homophobie ambiante de la société. «Les actes de cette nature ne sont pas seulement contraires aux enseignements de la Bible mais également anti-africains et étrangers à notre culture», a affirmé le révérend Emmanuel Martey, modérateur lors de l’Assemblée générale de l’Église presbytérienne du Ghana, fin juin.

Le 19 juillet, le Conseil chrétien ghanéen a lui aussi fait part de sa condamnation de l’homosexualité. L’organisme a également appelé à voter contre les hommes politiques qui accepteraient les pratiques des gais et des lesbiennes.

Crédits photo: United Nations Photo.