Une fierté « silencieuse » à Madrid

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« C’est une solution novatrice pour une situation qui paraissait insoluble ». Juan Carlos Alonso, coordinateur de la fierté de Madrid (le Mado), sait qu’il est passé tout près de la catastrophe. Il y a quelques jours encore, tout laissait entendre que l’événement du 2 juillet serait cantonné dans un espace restreint et situé loin du centre de Madrid, diminuant ainsi grandement l’impact de la marche et la réussite de la fête.

La polémique a secoué fortement les associations GLBT de la capitale et l’équipe du maire conservateur Alberto Ruiz-Gallardon. Elle concernait le bruit dont se plaignaient les habitants des artères du centre-ville où des concerts et des animations étaient encore prévues à l’occasion de la fierté 2011.

La Worldpride en 2017 ?

La municipalité affirme ainsi avoir reçu un grand nombre de lettres de la part de citoyens exaspérés. D’où sa décision de réduire fortement le nombre de concerts ou encore d’interdire l’installation d’un podium habituel sur la Plaza de Chueca, centre des festivités. En réaction, certains militants gais et lesbiennes sont allés jusqu’à manifester et prendre à partie Alberto Ruiz-Gallardon devant le domicile de ce dernier.

Des discussions de dernière minute ont finalement sauvé le principal : les organisateurs disposeront de l’espace habituel. En échange, ils acceptent que la musique ne soit diffusée que via un système très particulier : « Aucun haut-parleur n’émettra de musique, les sessions seront retransmises grâce à la station Loca FM et s’accompagneront de danseurs et d’éléments visuels très innovants », explique Juan Carlos Alonso. Autrement dit, pas de concert mais des démonstrations de DJ que les participants pourront entendre grâce à des écouteurs.

L’Orgullo de Madrid est considéré comme l’un des plus grands événements GLBT au monde. La capitale espagnole devrait même postuler pour organiser la Worldpride de 2017. C’est les voisins qui vont être contents…

Crédits photo: Enric Archivell.