Galerue 2011: un FIMA multidisciplinaire

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Fima : manifestation d'art dans le Village gay

La Galerue d’art, c’est un gigantesque espace d’exposition, réunissant les nombreux artistes visuels du FIMA. Le néologisme du festival fait donc un clin d’œil à ce mélange de galerie d’art et d’espace urbain.

Cette année, ce sont plus de 100 artistes exposants qui ont confirmé leur participation. Ils viennent du Québec, de l’Ontario, de Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick, de Nouvelle-Écosse et d’Argentins. Ils représentent tous les domaines des arts visuels : peinture, dessin, gravure, sculpture, photographie, collage, sérigraphie, impression, graffitis, vitrail, arts textiles, ou encore mosaïque.

Les styles sont également très diversifiés: on y trouve tant des portraits, des nus, des paysages et des natures mortes que de l’art abstrait ou figuratif contemporain. À noter qu’une section de la Galerue d’art sera entièrement consacrée à la relève artistique.

Performances à l’honneur

Le volet EXPÉRIENCES CONTEMPORAINES vise à faire découvrir une forme artistique des plus dynamiques mas plutôt méconnue du grand public, celui de la performance et/ou de l’installation. Le FIMA propose cette année huit expériences de ce type, présentées par au moins dix-sept artistes venus de cinq pays différents.

Parmi eux Mon réel murmure de peau d’Isabel Caccia d’Argentine vous propose de participer à une œuvre évolutive interactive sous forme de toile d’araignée géante. Avec Femme pendue de Julie Jaffrennou, le public sera convié au spectacle troublant de cette femme montée sur un piédestal dissimulé sous sa robe, dont les cheveux sont attachés à un arbre. Une fois détachée, la femme arrache avec violence sa chevelure, mèche par mèche.

Avec Ville invisible, Jérémie Chétrit, originaire de France, propose au public de traverser le paysage urbain avec les yeux bandés. Des « guides » accompagneront les gens individuellement, assureront leur sécurité et aiguilleront leur expérience.

Multimédia

Le FIMA présente également un projet de performance multimédia en direct. Le projet Instants présents consiste à utiliser une vitrine de magasin de la rue Sainte-Catherine Est comme canevas pour y « peindre » des images et des textures virtuelles mouvantes. Une installation en continu durera cinq jours. Une performance en direct de deux heures aura, pour sa part, lieu le vendredi soir.

Court métrage et expérimentation

Avec Aux Vues, le parc de l’Espoir – à l’angle des rues Sainte-Catherine et Panet – se transforme en salle de projection. C’est en collaboration avec le Vidéographe que pendant trois soirs, le 30 juin, 1er et 2 juillet, le public pourra assister au travail d’un artiste mis en vedette. Au programme, le travail hypnotique de Leighton Pierce, la méditation du banal et du sublime de Nathalie Bujold et la parole poétique et ironique, traitant souvent de culture populaire, de Nelson Henricks.

Le FIMA, c’est donc l’occasion de prendre contact non seulement avec des œuvres d’art mais aussi avec leurs créateurs. C’est un échange direct entre l’art et le public. L’occasion idéale pour se questionner sur notre perception de l’art et de la culture et de créer un dialogue avec les acteurs de cette culture.

Le FIMA du 29 juin au 3 juillet.
Plus de renseignements: http://www.festivaldesarts.org

Crédit photo : Facebook (FIMA 2010)