Hector Fonseca – La musique dans l’âme

Par  |  Aucun commentaire

Hector Fonseca Village

RG. Comment qualifieriez-vous votre prestation du 21 mai  ?

Hector Fonseca. D’inattendue. Je tends vers le tribal progressif vocal et j’ajoute des classiques. Je présente aussi mes propres créations. Je ne fais jamais deux fois le même « set ». Assister à une de mes soirées, c’est prendre part à une expérience unique.

RG. De quel aspect de votre carrière êtes-vous le plus fier ?

H.F. De mon travail de production. Il y a des tonnes de DJ dans le monde. Je suis fier de dire que j’apporte quelque chose d’unique avec ma musique originale. C’est plutôt rare dans le milieu et j’en suis fier.

RG. Comment se sent-on en tant que vedette très demandée ?

H.F. Je ne peux pas me plaindre. J’ai beaucoup de chance de faire ce que j’aime. Tout de même, il est bon de rappeler que c’est un emploi à temps plein qui est extrêmement exigeant. Je travaille du lever au coucher. Je dois toujours être prêt pour une entrevue, un « gig », des réunions… C’est très excitant, mais ça demande beaucoup d’effort.

RG. Votre situation est-elle glamour ?

H.F. Comme plusieurs emplois dans le domaine du divertissement, c’est aussi glamour que ça peut être épuisant. Oui, c’est vrai qu’on voyage partout dans le monde et qu’on rencontre des tas de gens intéressants, mais peu importe comment on se sent, on doit monter à bord de l’avion et faire son « set ». Cependant, je mentirais de ne pas dire que c’est glamour et que, la plupart du temps, je m’amuse comme un fou.

RG. Avec votre récent succès, ne craignez-vous pas d’avoir atteint un sommet dans votre travail ?

H.F. Même si j’ai travaillé énormément pendant une période assez courte, je n’ai vraiment pas encore atteint mon sommet. Je pense à certains de mes prédécesseurs, comme Danny Tenaglia, Victor Calderone ou Abel, et je sais que je n’ai pas encore atteint leur niveau. Je suis en chemin, par contre !

RG. Que vous reste-t-il à accomplir ?

H.F. Il y a encore plusieurs choses que je veux accomplir. Par exemple, j’ai travaillé au remix officiel d’artistes comme Katy Perry et Lady Gaga, mais pour moi ce n’est pas une fin en soi. Je veux écrire et composer pour ces chanteuses et être rémunéré pour ça ! Il y a manifestement encore place à l’évolution. J’ai beaucoup de projets qui dépassent mon niveau de succès actuel.

RG. Combien de temps peut durer une carrière de DJ ?

H.F. J’ai vu des carrières durer une journée et j’en ai vu d’autres durer trente ans. J’ai beaucoup de collègues qui sont dans le métier depuis vingt et même trente ans. De mon côté, ça fait déjà 12 ans que je fais ça. Il n’y a pas de limite quand tu fais attention à ta santé, que tu travailles fort et que tu évolues. La musique étant une industrie qui bouge constamment, il faut savoir s’adapter pour durer.

RG. Accorde-t-on aux DJ l’importance qui leur revient ?

H.F. Les DJ n’ont jamais tant eu la cote. Les artistes et les maisons de disques le remarquent. Par exemple, j’ai reçu récemment l’appel d’un chanteur très connu qui me demandait mon avis sur certaines de ses nouvelles chansons. J’étais incroyablement flatté.

RG. Avec qui travaillez-vous présentement ?

H.F. Avec Ricky Martin.

RG. Quel conseil vous donneriez-vous à vous-même s’il vous était possible de vous rencontrer à vos débuts ?

H.F. Quand j’ai débuté, les gens me regardaient de haut parce que j’avais été mannequin. Ça m’a obligé à travailler très fort pour prouver qu’au-delà de mon image, j’avais du talent. Je me suggérerais certainement de mieux protéger ma musique. C’est une leçon que j’ai apprise à la dure.

RG. Vous souvenez-vous de votre premier contrat ?

H.F. Oui, je me souviens ! C’était au Limelight, à New York, un ami m’avais eu le contrat d’animer les célébrations suivant la présentation d’une des collections de Victor Alfaro. Tous mes copains étaient là, j’étais très nerveux, mais le résultat a été assez bon !

RG. Quel contrat a changé le cours de votre vie ?

H.F. Je dirais… le Roxy à New York. C’est après le Roxy que j’ai commencé à travailler comme DJ à temps plein.

RG. En voulez-vous aux opportunistes qui veulent être votre ami pour votre célébrité ?

H.F. Non, pas vraiment. Ça fait partie du travail. Plus j’ai d’amis, plus j’ai de plaisir !

RG. Finissez la phrase : Une soirée parfaite commence par…

H.F. Un rythme sexy !

RG. …et se termine par… ?

H.F. Une rencontre sexy !

RG. Quelle impression avez-vous de la communauté gaie de nos jours ?

H.F. C’est un milieu plein d’amour et d’énergie, et prêt à conquérir le monde.

RG. Quelle est la différence entre la vie nocturne gaie d’aujourd’hui et celle d’il y a dix ans ?

H.F. Il y a dix ans, la vie nocturne souffrait du traumatisme post 11 septembre. Aujourd’hui, je pense qu’il y a un renouveau. Les soirées redeviennent excitantes, les célébrités recommencent à faire leur apparition dans les clubs gais. Je suis heureux de faire partie de ce renouveau.

RG. Comment voyez-vous l’avenir de la vie gaie nocturne ?

H.F. Meilleur que jamais !

www.Facebook.com/DJHectorFonseca