Un homme politique gai au secours de la Belgique

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Elio Di Rupo, futur premier ministre gay de Belgique ?

S’il atteignait l’objectif que lui a fixé Albert II, Elio Di Rupo réussirait un double exploit. L’un d’ordre politique, tant la résignation semble s’être installée parmi la population et ses représentants (à tel point que le démantèlement du pays est envisagé), alors que la Belgique est sans gouvernement depuis le 13 juin 2010, un triste record.

Mais ce serait aussi un exploit d’ordre social. Elio Di Rupo deviendrait alors en effet le premier chef de gouvernement ouvertement gai en Europe. Seule une femme a été dans ce cas jusqu’à présent, Jóhanna Sigurðardóttir, devenue Premier ministre de l’Islande en février 2009.

Il a « servi d’exemple »

Né en 1951 dans une famille nombreuse d’origine italienne, Elio Di Rupo passe pour un homme politique intelligent et malin. Son nœud papillon, qu’il porte lors de ses interventions publiques, l’ont fait se démarquer médiatiquement des autres hommes politiques.

L’homme a dû, à plusieurs reprises dans sa carrière, traverser des tempêtes. La plus terrible remonte sans doute au milieu des années 90. En pleine affaire Marc Dutroux, pédophile condamné à la prison à vie l’enlèvement, de la séquestration, du viol et de l’assassinat de plusieurs fillettes et adolescentes, il est à son tour accusé de viol par un jeune adolescent. Il est ensuite totalement blanchi par la justice. C’est à cette époque qu’il évoque pour la première fois son homosexualité.

« J’ai reçu énormément de courriers de très jeunes me disant que cela leur a permis d’affronter plus simplement leurs parents car ils pensaient qu’en étant gai on était forcément banni de la société. Et le fait que j’ai parlé ainsi a fait que les parents ne peuvent plus dire que les gais sont des vauriens. Cela a permis à d’autres de s’assumer alors qu’ils souffraient de leur état », expliquera-t-il à propos de cette sortie du placard.

Crédits photo: Présidence de la République de l’Équateur.