Sortie DVD: notre sélection

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Kaboom Rabbit Hole Le Concert

12 avril:

Trou Noir (Rabbit Hole)

Terrassés par la mort toujours douloureuse de leur jeune fils, Becca et Howie tentent de survivre en traversant de façon bien personnelle cette difficile étape. John Cameron Mitchell, qui nous a précédemment donné le dynamique Edwidg and the Angry Inch et le sexy Shortbus, deux œuvres marquantes de la cinématographie gaie, aborde avec beaucoup de retenue et de respect la délicate thématique du deuil d’un enfant. Nicole Kidman et Aaron Eckhart y offrent un jeu de haut calibre, touchant de sincérité et de simplicité.

Blue Valentine

Dean et Cindy vivent avec leur petite fille Frankie dans une banlieue des États-Unis. Leur vie de famille est simple et leurs préoccupations communes : le chien a disparu, il faut habiller la petite et aller travailler… Afin de ressusciter leur mariage qui bat de l’aile, ils décident de passer une nuit à l’hôtel, sans leur fille. Cependant, même le souvenir de leur rencontre et des beaux moments de connivence qui les avaient rendus amoureux ne parvient pas à sauver leur couple à la dérive. Michelle Williams et Ryan Gosling font preuve d’une grande générosité en incarnant parfaitement ce couple à la croisée des chemins qui cherche à recoller les pots cassés.

10 mai:

Le concert

Le réalisateur du film culte Va, vis et deviens revient avec une histoire loufoque de musiciens usurpateurs russes débarquant à Paris pour un concert. Les imbroglios comiques s’enchaînent tandis que la joyeuse bande aime mieux faire les 400 coups dans la capitale française plutôt que de répéter. L’intrigue centrale tourne autour de la relation étrange et émouvante entre le chef d’orchestre (Aleksey Guskov) et une jeune violoniste (Mélanie Laurent). Si la musique de Tchaïkovski permet de vivre un très beau final, on reste toutefois dans l’ensemble un peu sur sa faim, le film semblant souvent trop convenu.

31 mai:

Biutiful

Biutiful, dernière œuvre d’Inarritu, nommée à la cérémonie des Oscars aux côtés du film Incendies, est l’histoire d’un homme en chute libre. Sur la route de la rédemption, c’est la noirceur qui vient illuminer son chemin. Uxbal, brillamment interprété par Javier Bardem, est un homme modeste et généreux, père de deux enfants. Connecté avec la vie après la mort, ce héros du quotidien est lui-même en train de s’éteindre à petit feu d’un cancer incurable. Avec ce film bouleversant, Inarritu prouve une fois de plus son grand talent, confirmé précédemment avec des films comme Babel et 21 grammes. Il met en image un Javier Bardem au sommet de son art, évoluant dans un monde hostile, dur et empreint d’une poésie aussi violente que belle.

Kaboom (photo)

Gregg Araki nous a habitués à un cinéma iconoclaste, peu soucieux des étiquettes. Kaboom n’échappe pas à cette règle. Smith, jeune homme à la sexualité plutôt libre, fantasme sur son voisin de chambre, Thor. Partageant une vie insouciante de sexe et de fête avec sa meilleure amie Stella, Smith devient soudainement obsédé par un rêve récurrent. Dès lors, il se retrouve au cœur d’une aventure peu banale, mêlant le surréel et les pouvoirs magiques, toujours sur fond de fantasme homoérotique. Quoiqu’intéressant, Kaboom semble se moquer un peu du spectateur, qui assiste à une intrigue abracadabrante et sans issue. Le film, truffé d’images pop, de musique indie et de beaux garçons, nous arrache quand même plusieurs bons fous rires et divertit à coup sûr.