La Légion d’honneur pour le dernier Triangle rose

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Rudolf Brazda Photo: DRCette distinction est « un pas supplémentaire dans la reconnaissance par la nation de la déportation homosexuelle », estime Philippe Couillet, président de l’association Les oubliés de la Mémoire militant pour la reconnaissance des souffrances des Triangles roses.

 

Un survivant-surprise

M. Brazda s’est tu jusqu’en 2008 à propos de ses 32 mois d’enfer vécus à Buchenwald entre 1942 et 1945. Suite à l’inauguration d’un monument en mémoire des Triangles roses à Berlin, il s’est fait connaître en apprenant qu’aucun déporté homosexuel toujours en vie n’était connu du public. Les organismes responsables de l’érection du monument n’en connaissaient aucun.

La présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation, Marie-José Chombart de Lauwe, remettra à Rudolf Brazda sa Légion d’honneur jeudi dans un collège de Puteaux (Hauts-de-Seine). Mme Chombart de Lauwe est elle-même une ancienne déportée à Ravensbrück ayant pris part à la résistance française.