Des victimes d’agressions sexuelles manifestent au Palais de Justice

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Pédophilie Palais justice Montréal

Les manifestants réclament de pouvoir poursuivre les agresseurs au-delà du délai de trois ans. Déjà, en novembre dernier, Christian Veillette, conseiller politique du ministre de la Justice s’était montré ouvert à l’idée de modifier le Code civil à ce sujet. C’est dans une lettre destinée à Sherley Christensen que l’homme politique avait exprimé cette idée.

Intervention de la Cour suprême

Madame Christensen a tenté d’obtenir un dédommagement de la part d’un prêtre l’ayant agressé 40 fois durant son enfance entre l’âge de six et huit ans. Même si l’accusé a plaidé coupable aux accusations de la plaignante, la Cour supérieure a expliqué ne pas pouvoir entendre la cause précisément à cause du délai de prescription. En octobre 2010, la Cour suprême a demandé à la Cour supérieure d’étudier le dossier de la victime pour savoir si cette prescription devait ou non s’appliquer.

Les viols opérés par des religieux ne sont pas chose rare. Selon Alain Jobidon, directeur du centre CRIPHASE, il y a 50% d’hommes qui demandent de l’aide qui ont été violés par des gens de l’église. C’est cependant au sein même des familles que la proportion est la plus grande. D’après Diane Saint-Amant du Centre d’aide et de lutte aux agressions sexuelles de Trois-Rivières, 80 % des cas d’agression sexuelle sont commis par un membre ou un proche du milieu familial.

Crédits photo: joseph a.