ARTSIDA 2011 : un rendez-vous désormais incontournable

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Artsida Montréal

Il passe son temps au téléphone et court partout, mais n’allez pas voir là un quelconque signe d’inquiétude ou d’impréparation. Alex Wysocki Najar a même carrément le sourire quand il raconte les préparatifs de l’édition 2011 de ARTSIDA.

Pour le responsable du financement, de la levée de fonds et de la communication au sein de l’association Sida Bénévoles Montréal (ACCM), «il y a beaucoup de travail, surtout avec plusieurs nouveautés par rapport à l’an passé, comme la naissance d’un site internet, mais il n’y a eu aucune difficulté particulière pour organiser ARTSIDA. Tout est allé tout seul».

45.000 dollars récoltés l’an passé

Organisé en 2009 pour la première fois, ARTSIDA est donc devenu un rendez-vous à ne pas manquer à Montréal et dans le Village en particulier. C’est tranquillement que les organisateurs voient arriver le 23 mars où seront exposés à la galerie Dentaire une soixantaine de tableaux, donnés généreusement par autant d’artistes. Des œuvres qui seront vendues lors d’un encan, le 14 avril.

Jean Fortin, propriétaire de la Galerie Dentaire, parle lui-même d’un «événement devenu très important. La qualité des artistes est reconnue, on a maintenant de l’expérience». Pas étonnant dès lors qu’Alex Wysocki Najar espère «faire mieux que les années précédentes» concernant l’argent récolté. Quelque 45.000 dollars avaient été récoltés l’an dernier, contre 20.000 en 2009. Des fonds qui viennent de particuliers, enthousiasmés par la qualité des œuvres présentées.

Le cru 2011 ne devrait du reste pas les décevoir. Les habitués ont de nouveau répondu présents, notamment Zilon, Yvon Goulet ou Kat Coric. «Je trouve qu’il est important de […] soutenir Sida bénévoles Montréal car les personnes vivant avec le VIH/Sida au Québec comptent sur l’aide de cet établissement remarquable. Plusieurs de mes amis les plus proches vivent avec le VIH et plusieurs autres ont été emportés par la maladie», explique cette dernière.

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Un dessin de Peter Flinsch exposé

La jeune génération sera aussi représentée (Vincent Cyr ou Yunus Chkriate). «Il s’agit aussi de faire connaître ces talents. C’est un événement qui concerne Montréal et le Québec. Voilà pourquoi on a choisi, contrairement à la première édition, de privilégier des artistes d’ici», raconte Alex Wysocki Najar.

Pour cette année, les organisateurs ont choisi des œuvres plus «joyeuses», au point de laisser au placard des œuvres magnifiques mais jugées trop sombres pour un sujet déjà très lourd. D’où l’accent mis sur des œuvres aux couleurs vives, vivantes, qui donnent envie «d’aider les gens qui sont en vie», résume Jean Fortin.

Parmi celles de cette nouvelle édition, beaucoup attendent avec impatience de découvrir un dessin de Peter Flinsch, artiste de renommée internationale disparu en 2010, chantre de l’homoérotisme. La pièce date de 1974 et a été «donnée généreusement par le gérant de l’œuvre de Peter Flinsch», indique Jean Fortin.

Soutenir les actions de l’ACCM

Toutes ces oeuvres  de premier ordre serviront à financer les actions de Sida Bénévoles Montréal. La petite association GLBT montréalaise (environ 500.000 dollars de budget annuel) s’occupe aujourd’hui de centaines de malades dans la métropole (entre 450 et 600 selon Alex Wysocki Najar), et son site internet touche 2.5000 personnes dans tout le Québec.

Le travail de l’ACCM se traduit notamment par l’élaboration d’un «programme de traitement, avec des conseils pour ceux qui ont un souci avec leurs médicaments ou qui ont difficultés à discuter avec leur médecin. On ira avec lui pour l’aider, pour servir d’intermédiaire». Il y a aussi des centres de jour et des clubs d’achat (un collectif qui permet aux malades connaissant des difficultés financières de faire leur épicerie à des prix bien moins chers que dans les supermarchés).

L’argent récolté fin mars et début avril représentera un apport non négligeable pour assurer la continuité de ces actions déterminantes dans la vie des personnes séropositives ou sidéennes. Et ce alors que l’association voit les aides des gouvernements diminuer peu à peu car «ils ont d’autres priorités», pour reprendre les mots d’Alex Wysocki Najar.

Soutien de la communauté

L’ACCM sait en revanche pouvoir compter sur la solidarité de la communauté GLBT, à commencer par les autres associations. «Je pense que l’on a besoin les uns des autres. On touche des publics différents mais on a le même objectif», résume le responsable de la communication de l’ACCM qui rappelle aussi que l’une des dernières initiatives de l’organisation, ATOM-C (qui met en place un réseau de bénévoles se mobilisant pour faire dépister les membres de leur entourage direct), a été mis en place avec REZO, sans oublier l’aide importante du magasin PRIAPE et du site de rencontre Gay411.

Pour ARTSIDA, cette aide se retrouve à travers le soutien indéfectible de la Galerie Dentaire («ils nous aident tellement, ils sont fantastiques», s’exclame Alex Wysocki Najar) ou des partenaires de l’événement (à commencer par notre magazine, RG et 2B). Bref, autant de signes positifs qui rendent optimistes pour cette édition 2011 et celles à venir.

Pour plus de photos de oeuvres, rendez-vous sur la page Facebook d’ARTSIDA.

ARTSIDA 2011
Du 23 mars au 9 avril
À la Galerie Dentaire
1239 rue Amherst (métro Berri-UQAM ou Beaudry)
Montréal
Encan le 14 avril à l’Hôtel des Encans,
872, rue du Couvent
www.artsida.org

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