Le Festival TransAmériques 2011 se dévoile (un peu)

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Crystal Pite

Parlons de la danse d’abord. Un domaine marqué par un grand retour, celui du coloré Israel Galvan. Ce dernier sera accompagné de douze musiciens de flamenco, de jazz et de rock. Son spectacle intitulé El final de este estado de cosas, redux repousse les limites du flamenco contemporain.
Cette cinquième édition accueille aussi de nouveau des Ballets C de la B. Les chorégraphes Alain Platel et Frank Van Laeecke présentent Gardenia. Sur scène: six hommes d’âge mûr, extraordinairement ordinaires; ils ont vécu des vies de fonctionnaire, d’infirmier, d’employé de bureau… Surgit une transsexuelle délicieusement fanée qui annonce la fermeture du cabaret Gardenia.

Travestissement aux sons de Dalida et Ravel

On comprend alors que ces hommes ont tous mené une double vie. Ils se sont travestis en femmes, en vedettes, en stars. Une dernière fois, pour vous seulement, sur des airs d’Aznavour, de Dalida et de Ravel, ils se transforment — faux cils, faux seins, vrai strass — pour vous lancer avec une générosité déchirante un bouleversant moment d’humanité.
Un autre moment attendu du festival est le dernier opus de Marie Brassard qui présente Moi qui me parle à moi-même dans le futur. Le temps explose ici en mille fragments, et cohabitent l’origine et la fin du monde, l’enfant qui rêve et se fait des épouvantes, la vieillarde qui flirte avec la mort.

Crystal Pite et son kaléidoscope chorégraphique

Marie Brassard, elfe curieux et allumé, invite les spectateurs à questionner le tangible et à défier l’intangible. L’artiste québécoise propose son mythe personnel de la création du monde, dévoile des instantanés de son enfance, plonge dans les méandres du temps et se retrouve dans la brume d’un songe.
Dernier spectacle dévoilé par les organisateurs du festival : la belle chorégraphe vancouvéroise Crystal Pite débarque avec The You show. Elle choisit de conjuguer humour, sensibilité et théâtralité dans un kaléidoscope chorégraphique où l’image de l’amour se fracasse dans ses propres reflets
Pour la suite de la programmation toujours très varier de ce festival, nous devrons patienter jusqu’au 28 mars.
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Crédits photo: Katbaulu.