Les homos britanniques autorisés à s’unir dans les églises?

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Union religieuse Grande-Bretagne

Toute la presse britannique en a parlé le 13 février. Il faut bien dire que cette initiative serait une surprise, tant l’union ou le mariage GLBT prend rarement des parures religieuses (la Suède fait figure de pionnière en la matière depuis 2009). De plus, la Grande-Bretagne est désormais gouvernée par le conservateur David Cameron dont le parti est d’ordinaire peu enclin à se porter aux secours des gais et des lesbiennes. C’est en réalité le parti libéral, membre de la coalition au pouvoir, qui tente de forcer le passage et de donner davantage de droits aux GLBT.
Lynne Featherstone, secrétaire d’État a l’Égalité, devrait ainsi prochainement faire une série de propositions pour modifier la législation encadrant les cérémonies de partenariat civil pour les homosexuels. L’information a été confirmée par le porte-parole du gouvernement. En jeu: la possible célébration de ces unions dans un cadre religieux.

Chants et lectures de textes religieux ?

Autorisées depuis 2005 lorsque les travaillistes étaient au pouvoir (plus de 26.000 couples en ont depuis profité), ces partenariats, exclusivement réservés aux gais et lesbiennes, donnent presque les mêmes droits à ces derniers que les mariages aux couples hétéros. Néanmoins, elles doivent obligatoirement avoir lieu dans un lieu laïc.
Selon la presse britannique, Lynne Featherstone aurait en tête d’autoriser ces unions civiles dans des églises, des synagogues ou des mosquées. Des chants religieux et des lectures d’extraits de la Bible (choses aujourd’hui interdites) pourraient être incluses dans ces cérémonies.

L’Église anglicane partagée

Des rencontres avec différentes organisations ont déjà eu lieu, selon le porte-parole du gouvernement. Restent cependant à définir les détails de ce projet. Pourra-t-on parler officiellement de «mariage» ? On ne peut pas encore répondre à la question. Par ailleurs, ce qui serait une considérable avancée pour les droits GLBT resterait toutefois soumise à l’appréciation des institutions religieuses locales qui pourraient s’opposer à cette union. En clair, ce serait du cas par cas.
Du côté de l’Église anglicane, la plus haute autorité religieuse en Grande-Bretagne, l’idée d’une union religieuse pour les homos fait débat. Si elle est officiellement opposée à voir ses églises célébrer ces partenariats, un groupe d’évêques a l’an passé appelé à changer la loi, estimant «discriminatoire de priver des croyants de l’opportunité d’échanger des voeux».
Crédits photo: Taekwonweirdo.