France: un médicament qui rend homosexuel?

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Médicaments

C’est Dider Jambart, un homme marié et père de deux enfants qui vient d’attaquer le laboratoire qui commercialise le Requip, un médicament prescrit contre la maladie de Parkinson. Âgé de 51 ans aujourd’hui, il a développé une forte dépendance au jeu l’ayant mené au vol et au gaspillage des économies de son ménage.

Le patient se plaint aussi d’une hypersexualité gaie qui l’a conduit à s’exhiber sur internet, à se travestir et à compulsivement chercher à remplir le gouffre sans fond de sa libido. Étonnement, monsieur Jambart est le premier à recourir à la justice. Néanmoins, d’autres hommes ont vécu des situations semblables.

Il réclame 450.000 euros au laboratoire

Un patient utilisant le même médicament se plaint ainsi de symptômes similaires. Après avoir plaidé coupable à une accusation d’agression sexuelle pour avoir embrassé un jeune garçon de force, cet homme qui se dit hétérosexuel a affirmé avoir échangé avec de nombreux malades se plaignant d’être troublés sexuellement de la même manière.
Monsieur Jambart, de son côté, constate que les comportements addictifs ont cessé en 2005 avec l’arrêt de consommation du Requip. Durant les deux ans de traitement, il a fait trois tentatives de suicide, et se dit «traumatisé», selon ses avocats, qui s’appuient sur plusieurs expertises.
Devant le tribunal de Nantes, il demande 450.000 euros au laboratoire, qu’il accuse d’avoir commercialisé un médicament «défectueux». Les avocats du plaignant estiment que ces effets étaient déjà connus depuis plusieurs années.
Crédits photo: Gatiuss.