Les Pays-Bas vont taxer la prostitution

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Le marché de la prostitution se porte bien aux Pays-Bas. Amsterdam compte ainsi environ 8.000 prostituées. Parmi elles, 3.000 travaillent derrière des vitrines éclairées d’un néon rouge, exposées à la vue des passants. Sans compter les sex-shops et les maisons closes. Le chiffre d’affaires annuel de la prostitution est estimé à 660 millions d’euros (850 millions $).
Pas étonnant dès lors, tandis que la prostitution et l’industrie du sexe ne sont, jusqu’à présent, que peu ou pas taxées, que le fisc néerlandais veuille changer la donne. Et ce d’autant plus alors que les finances des Pays-Bas ne sont pas bonnes. Le déficit public est en effet estimé à 6% pour 2010.

Comment estimer ces revenus ?

La taxe prévue devrait s’élever à 19% sur le montant de chaque «transaction». «Des agents du Trésor public examineront avec vous les différents éléments de l’administration de vos affaires, tels que les tarifs, le recrutement (des clients), les horaires et programmes» de travail, pouvait-on lire dans une note publiée dans les quotidiens du pays il y a quelques jours.
«Nous avons commencé par les endroits plus grands, les maisons closes, et maintenant nous nous occupons des propriétaires de vitrines et des dames», explique encore Janneke Verheggen, porte-parole du Trésor public. Reste à avoir comment les autorités pourront estimer les revenus réels de chaque prostituée, lorsque l’on sait que l’argent qu’elles reçoivent n’est pas donné en chèque ou en carte de crédit…
Metje Blaak, directrice du Fil Rouge, un syndicat de prostituées, ne se montre pas hostile à la mesure mais estime tout de même qu’il s’agit là d’un moyen de resserrer l’étau autour des prostituées : «ce n’est pas qu’ils (les pouvoirs publics) essaient de nous terroriser. Ils font tout sous couvert d’empêcher le trafic d’êtres humains, mais la vraie raison, c’est simplement la volonté de garder les choses sous contrôle».
Avec AP.

Le marché de la prostitution se porte bien aux Pays-Bas. Amsterdam compte ainsi environ 8000 prostituées. Parmi elles, 3.000 travaillent derrière des vitrines éclairées d’un néon rouge, exposées à la vue des passants. Sans compter les sex-shops et les maisons closes. Le chiffre d’affaires annuel de la prostitution est estimé à 660 millions d’euros (850 millions $).Pas étonnant dès lors, tandis que la prostitution et l’industrie du sexe n’est, jusqu’à présent, que peu ou pas taxées, que le fisc néerlandais veuille changer la donne. Et ce d’autant plus alors que les finances des Pays-Bas ne sont pas bonnes. Le déficit public est en effet estimé à 6% pour 2010. Comment estimer ces revenus ?La taxe prévue devrait s’élever à 19% sur le montant de chaque «transaction». «Des agents du Trésor public examineront avec vous les différents éléments de l’administration de vos affaires, tels que les tarifs, le recrutement (des clients), les horaires et programmes» de travail, pouvait-on lire dans une note publiée dans les quotidiens du pays il y a quelques jours.«Nous avons commencé par les endroits plus grands, les maisons closes, et maintenant nous nous occupons des propriétaires de vitrines et des dames», explique encore Janneke Verheggen, porte-parole du Trésor public. Reste à avoir comment les autorités pourront estimer les revenus réels de chaque prostituée, lorsque l’on sait que l’argent qu’elles reçoivent est donné de la main à la main.
Metje Blaak, directrice du Fil Rouge, un syndicat de prostituées ne se montre pas hostile à la mesure mais estime tout de même qu’il s’agit là d’un moyen de resserrer l’étau autour des prostituées : «ce n’est pas qu’ils (les pouvoirs publics) essaient de nous terroriser. Ils font tout sous couvert d’empêcher le trafic d’êtres humains, mais la vraie raison, c’est simplement la volonté de garder les choses sous contrôle».Avec AP.