États-Unis: une étude pour mieux comprendre le suicide chez les GLBT

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La série de suicides de jeunes gais américains survenue à l’automne 2010 avait fortement marqué l’opinion publique aux États-Unis. Les résultats d’une étude révélés le 5 janvier par des experts américains sur le suicide chez les GLBT apporteront peut-être des éléments susceptibles de lutter contre cette situation on ne peut plus inquiétante.
Pour les chercheurs, en tout cas, ce travail doit avoir des conséquences importantes : «Nous espérons mettre la prévention contre le suicide chez les LGBT au cœur des priorités nationales et poser une base pour des actions visant à réduire les comportements suicidaires chez ces populations», explique Ann Hass, qui a dirigé cette étude publiée sur internet dans une édition spéciale du Journal de l’homosexualité.

Les trans ne doivent plus figurer dans le DSM

Les conclusions des chercheurs mettent notamment en avant les causes principales amenant les GLBT à commettre l’irréparable. La stigmatisation et la discrimination homophobes sont les principales responsables, tout comme certaines lois et politiques publiques. Les experts demandent d’ailleurs à ce que les transsexuels et les transgenres ne soient plus considérés comme des malades mentaux dans la prochaine édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (le DSM dont la  nouvelle version doit paraître en 2013).
Ils lancent également un appel auprès des organisations GLBT pour «encourager l’identification précoce des signes de dépression, anxiété, de prise de substances et autres désordres mentaux chez les GLBT et de se mobiliser pour un plus large développement d’initiatives concernant la prévention contre le suicide et la mise e place de traitement appropriés».
À noter enfin que les chercheurs rappellent que si l’on connaît le nombre de tentatives de suicides chez les LGBT (plus élevé que pour les autres catégories de la population), il est en revanche impossible de connaître la situation concernant les décès consécutifs à ces gestes. Aux États-Unis comme dans de nombreux autres pays, l’orientation sexuelle n’est en effet pas indiqués sur les certificats de décès.