Barack Obama signe la fin du Don’t Ask, Don’t Tell

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Cette signature est un double moment historique. D’abord et avant tout pour les LGBT, bien sûr. Les soldats gais et lesbiennes ne seront plus obligés de taire leur orientation sexuelle, sous peine d’être renvoyés de l’armée. Le 18 décembre, après des mois de discussions et de rebondissements, le Sénat américain a finalement voté pour l’abrogation de la loi homophobe du Don’t Ask Don’t Tell, qui existait depuis 17 ans.
En entérinant la fin de cette loi homophobe, Barack Obama a aussi enregistré une victoire personnelle, lui qui s’est depuis longtemps prononcé pour l’abrogation. Pour beaucoup, il s’agit là d’un événement qui marque un tournant pour le mandat du président américain.
«Désormais, des milliers d’hommes et de femmes en uniforme n’auront plus à vivre dans le mensonge, a déclaré ce dernier. [Ce texte] renforcera notre sécurité nationale et garantira les idéaux pour lesquelles nos soldats se battent»

Et maintenant ?

Cependant, le nouveau texte n’entrera pas tout de suite en vigueur. Le Don’t Ask Don’t Tell restera en vigueur tant que la Maison Blanche, le Secrétaire de la Défense et le Congrès n’ont pas certifié que les militaires sont prêts à mettre en place la nouvelle loi. Il faudra ensuite encore attendre 60 jours avant que la loi de 1993 soit officiellement effacée.
Cette période fait déjà naître certaines inquiétudes. Que va-t-il se passer pour les soldats actuellement visés par le Don’t Ask Don’t Tell ? Autre question : comment bien former l’État-major et le reste des troupes pour que la nouvelle loi soit à l’avenir respectée et que la discrimination, sous toutes ses formes, cesse ?
Enfin, l’abrogation va sans doute être synonyme de réintégration pour des milliers de soldats. On estime aujourd’hui que 14.000 personnes ont été renvoyés de l’armée à cause du Don’t Ask, Don’t Tell. Selon certains spécialiste, ¼ d’entre eux, au moins, devraient dans les mois à venir demander à retrouver leurs fonctions.