Abrogation du «Don’t Ask, Don’t Tell» : Robert Gates pessimiste

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«Je ne suis pas particulièrement optimiste sur leur capacité à le faire. J’espère [néanmoins] qu’ils le feront». C’est au cours d’une visite sur un porte-avion déployé dans le Golfe en soutien aux opérations militaires en Afghanistan que Robert Gates a fait part, le 6 décembre, de son pessimisme sur une éventuelle abrogation de la loi du «Don’t Ask, Don’t Tell» (Ne demandez rien, ne dites rien) par le Sénat.

Pas de décision avant 2011 ?

Le secrétaire d’État à la Défense préfèrerait que le Haute Chambre se prononce pour lever le tabou, plutôt que de voir l’affaire décidée par les tribunaux. Une telle évolution pourrait en effet  avoir, selon lui, de graves conséquences. «Ma plus grande peur, c’est qu’on nous annonce que la loi a été annulée par un tribunal, et qu’on nous le dise sans nous laisser le temps pour la préparation, la formation et tous les efforts à faire avant un tel changement», a ainsi détaillé Robert Gates.
Barack Obama s’est depuis plusieurs mois prononcé pour la fin de cette loi homophobe votée en 1993 sous l’administration de Bill Clinton. Le temps presse : à partir de janvier 2011, le nouveau Congrès issu des législatives du 2 novembre prendra place. Les démocrates auront alors perdu le contrôle de la Chambre des représentants et vu leur majorité diminuer au Sénat. Ces derniers jours, les républicains, pour la plupart hostiles à l’abrogation de la loi, ont affirmé que rien ne serait décidé avant ce changement politique.
Crédits photo: Reuters.