9E ÉDITION DU FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES

Par  |  Aucun commentaire

15 JOURS INTENSES, 25 SPECTACLES PERCUTANTS

Du 21 mai au 4 juin 2015, le printemps montréalais s’électrisera avec la neuvième édition du Festival TransAmériques, le plus important festival de création contemporaine consacré à la danse et au théâtre en Amérique du Nord. 15 jours intenses, 25 spectacles percutants. Martin Faucher, qui a l’honneur de signer la programmation du FTA pour la première fois, réunira un puissant bataillon d’artistes québécois, canadiens et des quatre coins du monde, qui, par la richesse de leurs réflexions et de leurs imaginaires, sauront nous insuffler le courage et l’audace d’aller de l’avant.

Dès le coup d’envoi, le ton sera donné : le FTA sera franchement étonnant ou ne sera pas. Pendant 10 jours consécutifs, l’artiste néerlandais Dries Verhoeven occupera la place des Festivals. À l’intérieur d’une cage de verre, un tableau vivant, différent chaque jour, bousculera sans détour les tabous des passants. Ceci n’est pas… promet de susciter de vives réactions ! En spectacle d’ouverture le 21 mai, un irrésistible vent de gaieté soufflera grâce à la chorégraphe coréenne Eun-me Ahn et ses Dancing Grandmothers. Le lendemain, la prestigieuse Schaubühne de Berlin sera de retour au FTA avec un décapant Tartuffe de Molière qui marquera pour longtemps les imaginaires. Autre événement exceptionnel : Tout Artaud?!, l’ahurissant marathon de lecture qu’entreprendra Christian Lapointe en s’attaquant aux 28 volumes de l’oeuvre complète d’Antonin Artaud. Son but : fracasser le record mondial de lecture à voix haute de 113 heures et 15 minutes.

Ensuite, tout au long du Festival, des figures majeures et respectées de la création contemporaine internationale côtoieront des artistes plus jeunes… et tout autant incontournables. Leur point commun :

tous veulent bousculer les conventions, réinventer l’expérience de la scène, frapper les esprits. De grands maîtres de la danse et du théâtre comme le Flamand Alain Platel (tauberbach), le Français François Tanguy (Passim) et l’Américain Richard Maxwell (Isolde) partageront l’affiche avec de bouillants créateurs qui questionnent sans relâche notre époque : l’Israélien Arkadi Zaides (Archive), les Portugais Marlene Monteiro Freitas (de marfim e carne…) et Tiago Rodrigues (By Heart), les New-Yorkais Miguel Gutierrez (Age & Beauty…) et Daniel Fish (Eternal) et les Canadiennes Ame Henderson et Jennifer Castle (Henderson/Castle: Voyager).

Fier partenaire de création, le Festival TransAmériques contribue à neuf coproductions en 2015 : La chambre anéchoïque de Jean-Sébastien Lourdais, Docteur Bd’Ève-Chems de Brouwer, Hyperterrestres de Benoît Lachambre et Fabrice Ramalingom, Solitudes duode Daniel Léveillé, Tu iras la chercher de Guillaume Corbeil et Sophie Cadieux, Phos de Stéphane Gladyszewski, Plaza de Nini Bélanger, Polyglotte d’Olivier Choinière et What Happened to the Seeker?… de Nadia Ross. La femme de théâtre Evelyne de la Chenelière aura aussi une place de choix au Festival avec MUR MUR (e).

Afin de faire découvrir par un plus grand nombre quelques-unes des pratiques artistiques les plus innovantes d’ici, trois merveilleux spectacles (présentés trop rapidement sur les scènes montréalaises lors de leurs créations) seront offerts en rappel: Variations pour une déchéance annoncée d’Angela Konrad, Tu iras la chercher de Guillaume Corbeil et Sophie Cadieux, de même que Data de Manuel Roque.

Une nouveauté : les Terrains de jeu du FTA constitueront une formidable agora pour échanger vos idées, partager vos points de vue et interroger le sens des spectacles. Des 5 à 7 animés par Catherine Pogonat au Quartier général, des activités, rencontres et autres tables rondes destinées aux professionnels, de mémorables fêtes nocturnes au QG, des films de fiction et des documentaires à la Cinémathèque québécoise ou au Goethe-Institut Montréal, ainsi que de toutes nouvelles classes de maîtres qu’animeront les artistes de renom Eun-me Ahn et François Tanguy. Spectateurs… à vous de jouer !

Dans le but d’encourager les découvertes et de stimuler la curiosité, le FTA propose dès maintenant des forfaits de 4, 8 ou 12 spectacles, la façon la plus flexible et avantageuse de traverser le Festival.

MIGUEL GUTIERREZ

Constellations indisciplinées
Établi à Brooklyn depuis 1997, Miguel Gutierrez influence toute une génération de danseurs de la scène new-yorkaise avec ses performances queer irrévérencieuses et indisciplinées. Son travail déborde les corps par des musiques, des textes et des chansons qu’il crée avec le même engagement féroce. Avec ses nombreux collaborateurs, il a créé une quinzaine de pièces, notamment Retrospective Exhibitionist and Difficult Bodies (2005), pour lequel Gutierrez reçoit un prix Bessie, ou And Lose the Name of Action (2012). Animé par le désir de redéfinir les formes, Gutierrez privilégie les processus aux résultats, pour leur temporalité variable et leurs écueils créatifs. Parallèlement aux créations, il donne de nombreux ateliers et soulève aussi les foules dans des soirées de workout sexy avec sa technique de DEEP AEROBICS.

GutierrezAu FTA 2011, il présentait Last Meadow en compagnie de deux formidables danseurs. Cette année, il revient avec le premier volet de la série Age & Beauty, entamée au cours de l’édition 2014 de la Biennale du Whitney Museum. Gutierrez interroge ici la représentation du danseur et le vieillissement de l’artiste gay à mi-carrière. Comment l’artiste peut-il durer dans la profession s’il tient compte du gouffre financier qui le guette et des impératifs de la performance ? Comment peut-il créer en se dégageant des attentes, en se préservant de l’épuisement ? Miguel Gutierrez déploie toujours une énergie vive, mais il cherche aussi sous nos yeux de nouvelles manières d’exister en tant qu’artiste, pour notre plus grand plaisir.

HYPERTERRESTRES

LES HOMMES DE L’ATLANTIDE
Le maître de la métamorphose Benoît Lachambre prend l’affiche du Festival pour la sixième fois et nous balade entre hyperréalisme et science-fiction avec le fabuleux alchimiste français Fabrice Ramalingom. Un duo charnel et vibratoire qui nous saisit par les sens pour ouvrir toujours davantage les frontières de la danse et nous brancher sur la fréquence des mystères de la vie en mouvement.

HyperterrestresSous l’épaisse peau d’une matrice baignée de lumière, on les distingue à peine, mais on les sent. Jumeaux d’une espèce inconnue luttant pour voir le jour. Amants portés par la vague brûlante d’une étreinte amoureuse. Corps liquides entre flottaison et éruption. Leur souffle rauque ratisse l’épiderme. Leurs voix fusionnent en sublimes harmoniques. Le son, les sensations sont le canal qui nous relie à ces Hyperterrestres. Et quand le voile se lève sur leur habitat et leurs conversations animées, on éprouve le curieux sentiment d’accéder à une part secrète de notre humanité. Une fantasmagorie planante.

Usine C: 28, 29 et 30 mai 2015.