Je suis Charlie

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Aucun journaliste, aucun éditeur ne peut demeurer indifférent face à l’attentat terroriste commis au nom du fascisme islamique contre l’équipe de Charlie Hebdo à Paris aujourd’hui. C’est une attaque lâche contre la liberté d’expression et la liberté de presse, le propre de tous les fascismes qui veulent d’abord et avant tout supprimer nos libertés fondamentales pour nous soumettre à leurs idéologies arriérées et rétrogrades. Rien, absolument rien ne saurait justifier une telle attaque.
C’est le devoir de la presse dans une société démocratique de questionner et de critiquer toutes les idéologies et a fortiori les intégrismes, et aucune religion ne saurait être à l’abri de critiques et ce sous aucun prétexte. Surtout quand, comme nous le savons, la plupart des religions sont des idéologies porteuses non seulement d’amour et de paix, mais aussi de haine et de discrimination. Nous en savons quelques chose comme gais, lesbiennes, comme personnes bisexuelles, transsexuelle et transgenres.
La liberté de conscience et de religion existe dans notre société, mais elle n’est pas supérieure à la liberté de presse, ni à la liberté d’expression. Elle coexiste avec ces autres libertés fondamentales. Prétendre placer une religion au-dessus de toute critique, c’est attaquer nos libertés fondamentales. S’attaquer aux journalistes qui exercent ces libertés en critiquant tous les extrémismes, les supprimer pour tenter de supprimer la liberté de presse et d’expression, est une attaque extrêmement grave contre le fondement même de la vie démocratique.
Comme éditeur, je tiens à exprimer ma solidarité envers l’équipe de Charlie Hebdo, je tiens à exprimer mes condoléances aux proches de toutes les victimes de cet attentat terroriste. Je tiens à les assurer que cette attaque ne nous fera pas taire et qu’il nous rappelle et raffermit notre conviction de lutter contre l’intolérance et les intégrismes.
Il me vient, en terminant, spontanément à l’esprit les mots de la communarde Louise Michel à ses juges : Si chaque cœur qui bat pour la liberté n’a droit qu’à un peu de plomb, je réclame ma part.
Je persiste et signe, je suis Charlie. Je serai des vigies de solidarité et je vous invite à vous joindre à moi pour dire haut et fort que le fascisme islamique ne nous fera pas taire.
André Gagnon

Charlie hebdo