Harcèlement homophobe : Grindr va mieux protéger ses utilisateurs

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Grindr a récemment mis en garde ses utilisateurs contre la police, en Égypte, un message d’avertissement qui fait froid dans le dos. « L’ Égypte arrête des personnes LGBT, et la police peut se faire passer pour une personne LGBT afin de vous arrêter. Soyez prudent si vous donnez rendez-vous à une personne que vous ne connaissez pas et faites attention si vous publiez quelque chose qui pourrait révéler votre identité ». Voici la petite note qu’ont pu lire les utilisateurs égyptiens de Grindr en ouvrant leur application. Directement mis en cause, le réseau social qui permet de géolocaliser des partenaires le plus proche de vous a promis de renforcer sa sécurité.
Condamnés après un message Facebook.
Tout est parti d’une petite annonce affichée sur Facebook. La semaine dernière, six hommes ont été condamnés à deux ans de prison ferme et des travaux forcés. Leur faute ? Sur Facebook, ils avaient mis leur appartement à la location pour que des hommes puissent y avoir des rapports sexuels.
La liberté est très relative en Égypte. Si l’homosexualité n’y est pas un délit, les hommes gais sont régulièrement arrêtés par la police sous des accusations de débauche, de grossière indécence ou autres. Grindr y est donc également autorisée, mais la police se serait donc servi de cet outil de géolocalisation pour harceler les hommes gais. Selon The Independant qui révèle cette affaire, la justice égyptienne aurait emprisonné des hommes gais pour « immoralité, débauche ou atteinte à la religion ».
La promesse de Grindr.
Comment mieux protéger les utilisateurs de Grindr dans des pays où l’homosexualité est réprimée ? Le réseau social a déjà réagi à cette affaire et promis que « Tout utilisateur qui se connectera à Grindr dans ces pays sera, par défaut, impossible à localiser », prétend Grindr dans son communiqué. « Ce qui inclut la Russie, l’Égypte, l’Arabie saoudite, le Nigeria, le Liberia, le Soudan et le Zimbabwe ».

Sources: Europe 1.