La Suède et Malte: lutte active contre l’homophobie

Par  |  Aucun commentaire

Le Forum IDAHO 2014 (International Day Against HOmophobia), réunion internationale destinée à promouvoir les questions touchant à l’homophobie, dans le cadre du Conseil de l’Europe mais aussi de l’Union européenne et des Nations Unies s’est déroulée durant 2 jours la semaine dernière à Malte.

Le ministre suédois de l’Intégration Erik Ullenhag, a réuni des membres de gouvernements, des personnalités politiques et des représentants de la société afin d’échanger et de discuter des enjeux et des meilleures pratiques à mettre en oeuvre pour lutter contre l’homophobie. La Suède et Malte sont les deux pays organisateurs après les Pays-Bas en 2013.

La Suède est en un des pays leaders dans la lutte contre l’homophobie, très active au sein du Conseil de l’Europe pour mettre en oeuvre des recommandations visant à combattre les discriminations à l’encontre des individus en raison de leur orientation sexuelle. Elle est l’un des huit Etats avec l’Allemagne, la Belgique, la Finlande, la Norvège, les Pays-Bas, la Suisse et le Royaume-Uni qui a conduit et financé le projet du Conseil de l’Europe destiné à lutter contre l’homophobie, entre 2011 et 2013.

L’homosexualité est considérée comme un crime dans 80 pays où les individus peuvent être condamnés, emprisonnés, torturés pour leur orientation sexuelle. Plus de 10 Etats – tous musulmans, situés en Afrique ou au Moyen Orient, – prévoient et appliquent la peine de mort pour les individus accusés d’homosexualité. Au Maroc, à quelques kilomètres de l’Europe, six homosexuels viennent d’être condamnés à des peines allant jusqu’à trois ans de prison, tout comme en Egypte où quatre hommes ont reçu en avril dernier des peines d’emprisonnement.

Amnesty International

Amnesty International a d’ailleurs publié sur son site que dans plusieurs pays, on constate une absence de volonté de remédier à l’homophobie et à la transphobie. Les autorités de certains pays vont même jusqu’à encourager ces pratiques en adoptant et en appliquant des lois et des règlements qui compromettent les droits des personnes LGBTI de s’exprimer librement – en violation des obligations internationales des États.

Les personnes LGBTI sont fréquemment en butte à des violences lors des marches de la Fierté, ainsi que dans leur vie quotidienne.

Bien trop souvent, la police ne mène pas d’enquête approfondie sur ces agissements.

« Il est scandaleux qu’en 2014 les autorités de par le monde ne légifèrent pas contre les crimes de haine homophobe ou transphobe ni n’enquêtent sur ces actes. Il est consternant de constater que dans de nombreux pays, les personnes LGBTI sont elles-mêmes inculpées de charges pénales et victimes de la violence d’État, a déclaré Michael Bochenek.

Point positif à souligner, un tribunal de l’Idaho a rendu le 13 mai dernier illégale une loi de cet Etat des USA qui interdisait le mariage entre personnes de même sexe. Celles-ci ont ainsi été autorisées à se marier à partir du 16 mai 2014.