http://youtu.be/zO8O2Vo1OUo

Le Maroc contre l’homophobie

Par  |  Aucun commentaire

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie le 17 mai, l’association marocaine Aswat, qui lutte pour les libertés sexuelles, a fait appel à plusieurs personnalités de la société civile marocaine, journalistes, universitaires et militants, pour dénoncer l’homophobie au Maroc dans une vidéo mise en ligne sur Youtube le 4 mai dernier, dans le cadre d’une campagne au titre évocateur « L’amour n’est pas un crime ».

Le journaliste marocain Salaheddine Al Mizi, actif contre l’homophobie et toute autre discrimination, précise dans la vidéo, « le Maroc a ratifié des traités et des conventions internationales qui protègent les droits des minorités sexuelles (…) le Maroc devrait donc les appliquer ». L ‘écrivain Ahmed Assid, l’universitaire et sociologue Abdessamad Dialmy et l’écrivain Abdallah Baïida dénoncent chacun leur tour l’homophobie comme « un comportement discriminatoire», ajoutant «Le respect de l’autre est parmi les fondamentaux des droits de l’Homme» et «En tant que citoyen, je dis que les homosexuels ont les mêmes droits que moi».

Cette courageuse initiative relance le débat sur la dépénalisation de l’homosexualité car l’article 489 du code pénal marocain punit tout acte sexuel entre deux personnes de même sexe d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison. De son côté, la Tunisie continue à emprisonner des personnes pour leurs orientations sexuelles.

L’amour n’est pas un crime_Aswat_Youtube

Et comme le rappelle le Huffington Post Maghreb, en septembre dernier à Tunis, Samir Dilou, ex-ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle, avait présicé que deux recommandations ont été adressées à la Tunisie par le Conseil des droits de l’Homme de Genève.

La première, pour la dépénalisation de l’homosexualité par la suppression de l’article 230, la deuxième, concernant la non-discrimination sur la base des orientations sexuelles. Les deux ont été rejetées, simplement considérées non-pertinentes et sans fondement.