Une thèse de doctorat confirme l’exode rural des gais

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Grand Place, Bruxelles

C’est ce qui ressort de la thèse de Bram Van den Broeck, géographe social à l’Université de Gand. Selon lui, les villes offrent davantage de possibilités de s’adonner à des relations sexuelles occasionnelles, même si l’identité, le refoulement et les stéréotypes sont également en cause.
D’après Bram Van den Broeck, l’offre de services joue un rôle capital. Le chercheur a en effet dénombré 156 établissements homosympas dans les villes de Bruxelles, Anvers, Gand et Ostende contre 64 dans les plus petites villes de Flandre.
L’étude distingue à cet égard homosexualité masculine et homosexualité féminine. « Le manque d’établissements destinés aux femmes homosexuelles est une des raisons qui expliquent que le taux de migration de la population lesbienne vers les villes est plus faible. »
D’après l’auteur, les stéréotypes, la discrimination, le refoulement ainsi que la présence du sentiment d’identité homosexuelle sont également des facteurs qui entrent en jeu dans cet exode rural.