Bergeron reste… pour le moment

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montrealvihAprès trois jours de suspense, Richard Bergeron a finalement annoncé ce mercredi qu’il siègera au Conseil municipal de Montréal comme conseiller de ville pour le district de Saint-Jacques après être arrivé troisième dans la course à la mairie. Sa colistière, Janine Krieger, épouse de l’ancien chef libéral Stéphane Dion, qui a coiffé au fil d’arrivée le journaliste gai Philippe Schnobb par une faible majorité de 81 voix, lui cède donc son siège pour qu’il puisse diriger une opposition solide comptant sur 20 des 65 sièges au Conseil municipal devant un maire minoritaire dont 27 candidats ont été élus.  Richard Bergeron a aussi annoncé qu’il quittera la direction  de Projet Montréal d’ici un an ou deux, le temps d’assumer la transition. Le conseiller sortant de Saint-Jacques, François Robillard, a été emporté dans la débâcle de la Coalition Montréal dirigée par Marcel Côté. Le district de Saint-Jacques recoupe la partie centrale et ouest du Village.

Dans le district de Sainte-Marie qui recoupe la partie est du Village jusqu’aux limites d’Hochelaga, le conseiller sortant Pierre Mainville qui avait été réélu en 2009 sous la bannière de Projet Montréal avant de siéger comme indépendant, a subi la défaite aux mains de la nouvelle candidate de Projet Montréal, Valérie Plante qui a coiffé de quelque 300 voix la candidate vedette de Coalition Montréal, Louise Harel. Pierre Mainville est quant à lui arrivé troisième devant Pierre Paiement, le candidat d’Équipe Coderre, un autre candidat ouvertement gai.

Avec l’élection de Steve Shanahan de l’Équipe Mélanie Joly dans Peter-McGill, le troisième district à l’ouest de l’arrondissement de Ville-Marie,  le maire Denis Coderre, qui est d’office maire de l’arrondissement centre, se retrouvera seul élu de son parti au Conseil. Il doit par contre nommer deux autres conseillers des autres arrondissements pour compléter le conseil ce qui pourrait lui permettre de compter sur trois des six voix au Conseil d’arrondissement pour son équipe. Une éventualité qui est vivement contestée pour son caractère antidémocratique sachant que le maire n’est majoritaire ni à l’échelle de Montréal, ni au conseil municipal et encore moins dans l’arrondissement où il est arrivé troisième parmi les candidats à la mairie.