Deux géants de la peinture moderne québécoise en exposition au Musée d’Art Contemporain de Baie St-Paul

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L’oiseleur de Paul-Vanier Beaulieu 1956. Huile sur toile. 112 x 144 cm.  (Courtoisie du Musée d’Art Contemporain de Baie St-Paul.)

Paul-Vanier Beaulieu est reconnu pour sa peinture, ses gravures, ses estampes, ses aquarelles, ce qui fait de lui un artiste fort complet. Son père avocat était collectionneur d’art, le jeune Paul-Vanier s’intéressa donc assez jeune aux arts visuels. Après avoir démontré beaucoup de talent pour le dessin et l’huile, il s’inscrivit à l’École des Beaux-Arts de Montréal en 1927, où il rencontra, entre-autres, Stanley Cosgrove et Jean-Paul Lemieux. En 1938, après 6 années difficiles avec son atelier au Québec, il déménagea dans Paris, à quelques pas des cafés fréquentés par le gratin artistique parisien de l’époque, dont Picasso, Giacometti, Zadkine pour ne nommer que ceux-là.

 En 1945, il rentre au Québec, juste à temps pour l’explosion culturelle de l’époque du Refus Global. Depuis Paris jusqu’à Montréal, il aura touché tous les styles de peinture, l’abstrait, le portrait, le paysage, la nature morte, ce qui fait de lui un des peintres les plus diversifiés de la modernité québécoise. Il s’est éteint en 1996, laissant notamment des œuvres à  Galerie Nationale de Washington D.C., au Musée des Beaux-Arts de Montréal et au Musée d’Art moderne de Paris.

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Ertosie / Rouge de Fernand Leduc 1973. Tapisserie haute lisse. 160 x 160 cm. (Courtoisie du Musée d’Art Contemporain de Baie St-Paul.)

Fernand Leduc, quant à lui, est indéniablement un artiste de la génération des automatistes. Tout comme Paul-Émile Borduas — qu’il a connu —  il a passé de très nombreuses années à Paris, faisant le chemin entre le vieux continent et sa terre natale. Il aura ainsi fortement contribué aux transports des idées modernes jusque dans la belle province. En 1956, il a fondé et présidé l’Association des artistes non figuratifs de Montréal. Il aura, tout au long de sa carrière, touché à beaucoup de médiums, dont l’huile, le pastel, et, ce qui est le thème de cette exposition de Baie St-Paul, la tapisserie.

Fernand Leduc était aussi écrivain, il nous a laissé de nombreux écrits théoriques sur l’art et l’histoire de l’art. On n’hésite pas à le qualifier du « plus cérébral des automatistes ». En 1988, il a été lauréat du prestigieux prix Paul-Émile Borduas et en 2007, il s’est vu attribuer le Prix du Gouverneur Général en arts visuels et médiatiques. Son travail a également été le sujet de nombreuses rétrospectives au travers le monde.

Comme nous le savons tous, Baie St-Paul est une ville très importante dans le domaine des arts visuels, avec son symposium d’art contemporain annuel. L’époustouflant paysage de l’endroit y est certainement pour quelque chose. Avec « Survol de son univers » de Paul-Vanier Beaulieu ainsi que « Trames et lumière » de Fernand Leduc, la ville de Baie St-Paul nous rappelle qu’elle un arrêt obligatoire pour les amateurs d’art du Québec.

« Survol de son univers » de Paul-Vanier Beaulieu

« Trames et lumière » de Fernand Leduc

2 mars au 26 mai 2013 au Musée d’Art Contemporain de Baie St-Paul

23, rue Ambroise-Fafard, Baie-Saint-Paul, G3Z 2J2

Téléphone : (418) 435-3681

www.macbsp.com