Élections : légère augmentation des candidats gais et lesbiennes

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Bien sûr, il n’y a pas de quoi parler de révolution, loin de là. On n’en est pas encore à imaginer un premier ministre ouvertement gai et le placard n’a pas encore été vidé. Pourtant, rarement aura-t-on eu autant d’opportunités de discuter tranquillement avec des candidats ne cachant pas leur homosexualité.

La circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques, qui inclut le Village gai de Montréal, est logiquement concernée par ce micro-phénomène. Cédrick Beauregard, représentant de la Coalition Avenir Québec et directeur général de la Fondation Jasmin Roy depuis 2011, ne cache pas son orientation sexuelle, plaisante même sur le sujet. Politiquement, il a toutefois préféré évoquer les sujets de société qu’il met de l’avant dans sa circonscription, notamment ceux touchant à l’éducation.

Manon Massé se veut plus politique sur le sujet. Les questions GLBT font partie de ses priorités, notamment pour ce qui concerne une meilleure visibilité des lesbiennes. « J’ai l’impression que mon homosexualité va de soi, déclarait-elle, en février, au magazine Entre Elles. ».

L’autre figure politique lesbienne québécoise, la péquiste Agnès Maltais (Taschereau), discrète sur le sujet, est presque son contraire. « Hier comme aujourd’hui, les homosexuel(le)s sont présent(e)s dans la société, ils et elles occupent toutes sortes de fonctions et méritent tout notre respect », se contentait-elle de dire en avril à Entre Elles qui lui consacrait un portrait.

Les anciens « n’ont pas eu la même chance »

Toujours au PQ, Sylvain Gaudreault (interrogé le mois dernier par notre rédaction), élu à Jonquière depuis 2007, a beaucoup travaillé sur les problèmes d’éducation, notamment l’intimidation, sans pour autant évoquer ce sujet sous un angle personnel. Il cherche surtout à montrer que les régions du Québec font preuve désormais de plus d’ouverture.

Le député affrontera d’ailleurs un autre candidat ouvertement gai, issu de la nouvelle génération. Pierre-Olivier Simard, 23 ans, évoque le soutien que lui a apporté la Coalition avenir Québec. « C’est la première fois que je le dis ouvertement aux gens. Le parti m’a beaucoup aidé en me répétant d’être fier de ce que je suis ».

Autre figure de la jeune garde, Yanek Lauzière-Fillion met de l’avant l’ouverture des partis par lesquels il est passé, le Parti québécois hier, Option nationale aujourd’hui. Il dit « avoir toujours été clair là-dessus », sans pour autant en faire la promotion. « Les politiciens plus âgés comme moi n’ont sans pas eu la même chance », estime-t-il. Doucement, mais sûrement donc, les temps seraient en train de changer dans le monde politique québécois.

Lire aussi : Les candidates qui pensent à vous, article publié en deux parties par nos consoeurs d’EntreElles.net (1/2 et 2/2)