L’ONU cible l’homophobie

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Navi Pillay

«Nous avons tous le devoir de lutter contre l’intolérance et les préjugés», a affirmé Navi Pillay. Selon elle, il faut également «demander que les auteurs de crimes de haine rendent des comptes».
«Chaque jour, dans tous les pays, les individus sont persécutés, calomniés ou violemment agressés, voire tués, en raison de leur orientation sexuelle et identité de genre», a-t-elle encore ajouté. Sa priorité est de «faire pression pour que l’homosexualité soit décriminalisée dans le monde entier».

Condamner les homophobes

Navi Pillay ne se limite pas à la décriminalisation des minorités sexuelles. Elle condamne tous les actes haineux envers ces dernières. Elle donne en exemple un journal ougandais ayant publié les photos de plusieurs dizaines d‘habitants de ce pays d’Afrique. Des habitants présentés comme gais ou lesbiennes. «Pendez-les», pouvait-on lire en une. Le haut commissaire a déclaré que ce journalisme devait être condamné car c’est «une incitation à la haine et la violence». La justice ougandaise vient d’ailleurs d’interdire au journal de réitérer ce genre de publication (voir notre article).
En décembre 2008, la France et les Pays-Bas avaient présenté à l’ONU un énoncé portant sur la dépénalisation universelle de l’homosexualité. 66 pays – un tiers des pays-membres des Nations unies – avaient soutenu le texte. Une contre-déclaration, sous influence de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), avait été rédigée. Elle avait recueilli le soutien de 57 États.