Éric Olivier : danser sa vie

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Éric Olivier : Much Music Live Québec

RG. Dernièrement, tu as participé à une multitude d’événements ambitieux. Quel est, jusqu’à maintenant, le plus important à tes yeux ?

Éric Olivier. Danser pour le jeu vidéo des Black Eyed Peas sur la Wii nous a permis d’atteindre un autre niveau. Ça a été un énorme défi. Normalement, un projet d’une telle ampleur demande environ trois à six mois de travail. En deux mois, nous avons dû mener le projet à terme. Pour ma part, puisque j’ai davantage été chorégraphe que danseur, j’ai dû monter une trentaine de chorégraphies en quatre semaines tout au plus.

RG. Comment l’occasion s’est-elle présentée ?

É.O. Ubisoft, la division Québec, était chargée du projet. Ils ont appelé directement au Studio Party Time, la plus grosse école de danse hip-hop au Québec où j’enseigne d’ailleurs à raison de six soirs par semaine. J’ai été référé.

RG. Outre les cours, à quoi voues-tu ton temps ?

É.O. Je danse tout le temps ! Dernièrement, je me suis concentré sur la fête du Canada du 1er juillet. J’y ai participé en compagnie de plusieurs autres danseurs sélectionnés par Geneviève Dorion-Coupal. Nous avons dansé aux côtés de Marie-Mai et de plusieurs artistes à Ottawa. Le 4 juillet, j’ai aussi dansé, avec ma gang, à l’Impérial de Québec afin de récolter des fonds pour notre participation aux World Hip-hop Championship à Las Vegas, du 30 juillet au 5 août.

RG. Quelles sont tes attentes par rapport à cet événement ?

É.O. L’an passé, pour notre deuxième participation consécutive, nous y sommes allés sans attente et on s’est vu attribuer la quatrième place. C’est difficile de faire des prévisions, mais cette année, je crois que nous sommes plus forts, plus matures et que nous avons des chances d’obtenir un classement similaire, voire meilleur.

RG. Les prochaines semaines s’annoncent chargées. As-tu au moins le temps de mener une vie sociale ou amoureuse ?

É.O. J’ai mis une croix dessus depuis plusieurs années. Entre le Studio, les répétitions, les gros événements et les plus petits contrats, j’ai dû faire des choix. Pour avoir un copain, il faudrait que celui-ci ait les mêmes disponibilités que moi, c’est-à-dire très tard dans la nuit ou tôt le matin. Je suis chanceux, j’ai deux amies fantastiques que j’ai la chance de voir souvent parce que justement, elles ont un train de vie similaire. C’est déjà pas mal. Je n’ai même pas le temps de voir mes propres parents !

RG. Mais cela t’a au moins permis de prendre part à un de tes plus grands rêves si je ne me trompe pas…

É.O. En effet, j’ai participé à So you think you can dance (Canada) l’an passé. C’était ma première tentative et malheureusement, ma dernière, puisque ça a été la dernière édition du concours. J’ai quand même réussi à me hisser parmi le top 40 et ça a été absolument incroyable. Je se savais pas jusqu’où je pourrais aller, parce que j’y participais en compagnie de tellement de bons danseurs dans divers styles. Moi, je fais du hip-hop, mais ça m’a amené à personnifier et peaufiner ma technique, tout comme j’ai pu vibrer sous d’autres rythmes.

RG. Quels sont tes projets futurs ou tes rêves ? 

É.O. Actuellement je vis de la danse et je prie pour que ça se poursuive. Après Vegas, je vais aller à Los Angeles quelque temps pour continuer à m’épanouir. J’ai déjà des contrats de cours à Ottawa, au Nouveau-Brunswick et ailleurs. Je ne pense pas déménager dans la prochaine année, c’est certain. Mais voyager avec ma gang en tant que danseur et chorégraphe, c’est un des plus beaux cadeaux !

Crédit photo : document remis.