Belgique : durcissement de la loi contre les actes homophobes

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Belgique : renforcement de la loi contre l'homophobie

« Pas de pitié ». Elio Di Rupo, premier ministre socialiste, s’est montré ferme, selon les médias belges, alors que son gouvernement a validé un projet de loi renforçant la sévérité de l’État face aux agressions homophobes. La « tolérance 0 » est de mise.

Les actes criminels entraînant la mort, basés par exemple sur la haine homophobe ou raciale, pourront être sanctionnés par une peine de prison à perpétuité – la loi prévoit actuellement un maximum de 20 ans. Pour les agressions non mortelles, le gouvernement veut instaurer des peines comprises entre 5 et 30 ans.

 Dernière agression… hier

C’est le « signal que ce n’est pas quelque chose qui peut se passer dans une démocratie, dans une société, en 2012 », a expliqué la ministre de la Justice (libérale) Annemie Turtelboom. Cette initiative représente un préambule à un plan plus vaste pour lutter contre l’homophobie. À l’instar de ce qu’on a pu voir au Québec au printemps 2011, ce plan devrait permettre de mettre l’accent sur la prévention et la sensibilisation.

Ces derniers mois, l’opinion publique belge a été marquée par plusieurs drames homophobes. Le 1er mai, le corps d’un gai de 32 ans a été retrouvé à Liège. Selon l’enquête, Ihsane Jarfi a été victime de l’homophobie d’un groupe de quatre hommes. La dernière agression répertoriée remonte à… hier : un homme de 35 ans, frappé à coups de chaises et de queues de billards pour avoir dit qu’il était homosexuel, a été grièvement blessé dans un café d’Aost (Flandre). Ses jours sont en danger.

Début juillet, une étude universitaire a pourtant affirmé que l’homophobie était en baisse en Belgique. Pionnier pour ce qui concerne l’avancée des droits GLBT (le mariage et l’adoption ont été votés en 2003), le pays est également le premier à avoir à sa tête un premier ministre ouvertement gai depuis décembre 2011.

Crédit photo (rue du quartier gai de Bruxelles) : Another VLL.