Louis-Georges Tin arrête sa grève de la faim

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Louis-Georges Tin arrête sa grève de la faim

Le site d’actualité GLBT Yagg rapporte que le fondateur de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie a eu un malaise le 13 juillet, à la suite duquel il a été hospitalisé et mis un terme à sa grève de la faim. Il a demandé aux deux autres militants qui l’accompagnaient dans sa démarche, Usaam Mukwaya et Alexandre Marcel, d’en faire de même. « Ce n’est pas une défaite pour nous, mais pour celles et ceux qui sont en prison », a rapporté Louis-Georges Tin.

Le projet de résolution d’une dépénalisation universelle de l’homosexualité est actuellement porté par l’Afrique du Sud, mais le militant estime que les choses n’avancent pas assez vite. Le pays «  semble tantôt pour la cause, tantôt très réservé, pour ne pas en dire davantage… », avance le Comité IDAHO France sur son site Internet. Louis-Georges Tin souhaitait que la France et les États-Unis de Barack Obama donnent l’impulsion nécessaire pour débattre et voter en faveur de cette résolution.

Une stratégie décriée

L’initiative de Louis-Georges Tin a toutefois été dénoncée par une partie de la communauté GLBT qui appelle à ne pas nuire au travail de l’Afrique du Sud. Un regroupement de 23 associations œuvrant en faveur des droits des minorités sexuelles dans le monde (dont Action Canada for Population and Development et des groupes issus de pays du Sud) ont adressé un courrier  en ce sens au Directeur du département des Nations Unies et au ministère des Affaires Étrangères françaises. « Ce leadership par un pays du Sud est primordial dans le processus d’élaboration d’une résolution. Il joue un rôle essentiel pour surmonter les clivages politiques et régionaux et pour élargir le nombre de pays [favorables à la résolution] », écrivent-ils.

La grève de la faim des trois militants aura en tout cas permis de mettre en lumière la diplomatie à l’œuvre pour la dépénalisation universelle contre l’homosexualité et peut-être de relancer les démarches en ce sens.

Crédit photo : César Ochoa.

 

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