Google fait pression sur les pays aux politiques homophobes

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Google veut aider les gays et l'ensemble de la communauté LGBT

Contrairement à Facebook, le projet de Google a une véritable visée politique, souhaitant d’une part conscientiser les politiciens concernant l’importance des droits de la communauté GLBT et d’autre part, donner son appui aux travailleurs vivant dans les pays où l’homosexualité est encore criminalisée.

La campagne, lancée le 7 juillet en Pologne et à Singapour, s’implantera dans tous les pays où Google est établi, mais cible principalement les endroits où des lois contre l’homosexualité sont en vigueur.

« Nous voulons que nos employé-e-s gais, lesbiennes et trans se sentent aussi à l’aise dans nos bureaux que dans la rue. C’est très ambitieux », a dit Mark Palmer-Edgecumbe, directeur de la diversité et de l’intégration chez Google au magazine Dot 429.

Pour que la compagnie en profite aussi

Google utilise ainsi son poids économique pour inciter les pays désirant tisser des liens avec la compagnie à être plus proactifs en matière d’égalité et de droits de la personne.

« Si Singapour souhaite être un centre économique mondial, nous pouvons faire valoir qu’être un leader nécessite, à nos yeux, de traiter tous ces citoyens de manière égale », précise le directeur.

Ce dernier a ajouté que cette initiative est aussi mise en place au profit de la compagnie, puisque des lois répressives dans certains pays empêchent l’entreprise d’offrir des postes aux meilleurs candidats possibles. Qui voudrait envoyer son personnel dans un lieu où l’on risque la peine de mort pour être soi-même?

Cette initiative, accueillie favorablement par les communautés GLBT, n’est pas le premier geste de Google en faveur des droits des homosexuels. En 2008, l’entreprise s’était opposée à la proposition 8 en Californie, et en 2010, elle offrait une compensation financière aux employé-e-s gais et lesbiennes devant payer des frais afin que leur conjoint ait accès aux soins de santés couverts par la compagnie, taxe que les couples hétérosexuels mariés n’avaient pas à défrayer.

Article paru sur le site du magazine Entre Elles le 11 juillet.

Crédit photo: Google