Tous en chœur pour la disparition de MIELS

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27e encan MIELS à Québec contre le sida

Dédié à la cause depuis 25 ans déjà, MIELS-Québec a eu une année fort chargée. « Ça a commencé avec le dévoilement d’un cahier spécial retraçant l’histoire de 25 années de réalisations, de moments importants et de faits marquants dédiés à la cause, puis il y a eu le brunch donné par l’Hippocampe, la soirée tango au musée de la civilisation, la marche de la Fondation FARHA, le retour de l’Escouade Caoutchouc, qui a été remise sur pied par la gang de la prévention qui travaille très fort là-dessus et enfin, notre grosse activité, le 27 mai », nous confiait madame Richer en parlant de l’Encan. Cette année, l’association ForHom s’est également associé à l’évènement et marquera le coup avec un souper spaghetti.

Animée par Réglisse et une panoplie de personnificateurs féminins de Québec, l’activité débutera dans la rue St-Augustin à compter de midi et se transportera au bar Le Drague jusqu’à la fin de la soirée (22h). Ventes de hot-dogs, spectacles hauts en couleur et encan de forfaits et d’objets divers permettront à l’organisme d’amasser des fonds qui iront directement à l’aide matérielle et financière pour les personnes atteintes. « En proportionnalité avec les revenus de ces gens, on offre une aide reliée au coût des médicaments, qui sont très élevés et pas couverts en totalité », explique Thérèse Richer.

Divers forfaits proposés

Si l’organisme espère récolter 25 000$, c’est notamment grâce aux généreuses contributions des donateurs qu’on peut espérer y arriver. « Si certains sont fidèles et nous encouragent généreusement, d’autres sont réticents à le faire. On comprend que ceux-ci reçoivent énormément de sollicitations et que la cause est difficile à vendre, indique encore Thérèse Richer. Dans ce cas-ci, on ne parle pas d’enfants malades. » Des forfaits de différentes valeurs et de tous genres (restaurants, boutiques, centres d’hébergements, salons de coiffure, centres de soins, spectacles et autres) seront donc proposés à l’encan.

Même si la totalité de cet argent servira à l’aide financière et matérielle, le centre offre également un soutien psychosocial (particulièrement lors de l’apprentissage du diagnostic, et au début de la prise de médicaments, qui sont deux étapes cruciales et difficiles), l’hébergement lorsque nécessaire, la démystification et la prévention du VIH/sida.

Si elle avoue être déçue que MIELS soit encore présent, la directrice souhaite néanmoins que ses efforts ne soient pas vains : « Ce qu’on aimerait, c’est d’être en contact avec tous les gens atteints et être en contact, ça ne signifie pas qu’on les connaisse tous, car il y aura toujours ceux qui mènent une double vie et cachent leur pot de pilules lorsqu’ils reçoivent à la maison, mais qu’au moins, ils nous lisent (sur le site Internet miels.org), entre autres. »

Direction le Drague

Si les statistiques inquiètent (on parle d’une « nette recrudescence des infections transmissibles sexuellement et par le sang depuis dix ans »), Thérèse Richer souligne avec regrets que le problème est pire au niveau du VIH/sida. « L’accès au dépistage est un moyen de combattre et le retour des cours d’éducation sexuelle à l’école serait tellement le bienvenu ! », s’en exclame-t-elle amèrement.

Solidaire de la communauté, l’organisme s’associe dont à de nombreux partenaires, dont le bar Le Drague, afin d’y présenter, pour une 27e fois, l’encan tant attendu. Prions, enfin, pour que les gens répondent à l’appel en grand nombre.

Crédit photo : robertelyov.