Danièle DeBlois à la galerie Zéphyr : l’histoire comme matière

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Galerie Zéphyr, Danièle DeBlois, Montréal, Histoire, Peinture

Temps superposés

En utilisant de vieilles photographies et des morceaux de publicités qu’elle colle sur ses canevas avant de peindre dessus, Danièle DeBlois fait du temps qui passe son matériau de travail. S’amusant avec l’histoire de la ville et ses symboles forts dans l’inconscient collectif (comme le Stade olympique ou le panneau des farines Five Roses), elle les représente également en intégrant dans ces espaces des personnages. Ceux-ci, discrets et souvent gris, donnent à ses toiles un aspect étrange et fantomatique, comme si les couches de l’histoire se retrouvaient simultanément empilées dans un même lieu.

L’artiste superpose les textures comme les époques pour créer un effet de présence humaine dans des sites froids et industriels, avec comme résultat des tableaux profonds, aux couleurs riches et surtout, hors d’une conception temporelle linéaire.

L’art accessible

Les oeuvres de Danièle DeBlois sont accessibles à toutes, tant visuellement que financièrement. « Je veux que tout le monde qui le souhaite puisse repartir avec une pièce », dit l’artiste. Des reproductions de petits dessins de constructions montréalaises (l’Habitat 67 par exemple), faits de coups de pinceau rapides,  sont donc également exposées. Ces dernières, créées en quelques minutes, directement sur le lieu, sont faites dans un esprit complètement différent que les toiles, qui elles consituent un travail de longue haleine. « La création de ces pièces est rapide, mais les traits qui les composent, ça m’a quand même pris 20 ans à les obtenir », précise l’artiste, en riant.

Paysages urbains est présenté du 30 avril au 19 mai 2012 à la galerie Zéphyr lieu d’art, 2112 rue Amherst. Vernissage jeudi 3 mai à 17 h.