Jackie Gallant : corporalité, performativité et performance
Compositrice et interprète montréalaise connue pour sa contribution à la formation « Lesbians on Ecstasy », Jackie Gallant a tout d’une artiste accomplie. Passionnée par la composition et la performance musicale, elle a été approchée par George Stamos pour collaborer à « Husk », sa dernière création, dans le cadre de Montréal danse, du 8 au 10 février.

Pour sa deuxième collaboration avec George Stamos, Jackie Gallant n’a pas manqué l’occasion d’y mettre du sien. « J’ai collaboré avec George en 2008, dans le cadre de la production « Reservoir-Pneumatic ». Avec Husk, je suis arrivée au tout début du projet, participant ainsi directement aux idées menant à la création du spectacle », dit-elle avant de spécifier que le chorégraphe, Stamos, « est très ouvert à mettre les musiciens à contribution dans le processus de création ».
Au-delà de la composition et de l’interprétation musicale, Jackie Gallant est également amenée à se produire sur scène. « George m’a donné un costume. C’est très différent de jouer des percussions et de la guitare avec cette tenue. Je dois adapter mon jeu au fait que je porte des vêtements qui ne sont pas les miens », soutient la femme de 47 ans.
Dans cette pièce, la corporalité, soit l’apparence et l’identité qu’elle tente de refléter, s’inscrit dans un continuum allant du parfait accord entre le sexe et le genre à la déconstruction de cette image. « Les femmes et les hommes voyagent beaucoup entre les genres, entre les perceptions que les gens ont de ces corps matérialisés par leur sexe », affirme-t-elle.
La participation de la musicienne à la chorégraphie de Stamos l’a beaucoup inspirée dans son processus de création musicale. « J’ai été très attentive à l’énergie des danseurs. C’est vraiment une interaction entre les danseurs et moi. Nous partageons la scène, il faut donc être conscient de son corps, des gestes que nous posons », souligne-t-elle.
Musicalement frénétique
Jouant des percussions depuis l’âge de 17 ans, Jackie Gallant a été membre de plusieurs groupes rock, a composé des bandes sonores pour des films et pour des chorégraphies de danse, a produit des vidéos, mais s’est officiellement fait connaitre par l’entremise de Lesbians on Ecstasy. Alliant la guitare, le clavier, le drum conventionnel et électronique ainsi que les logiciels de percussion électronique, elle est habitée de ce que nous pourrions qualifier d’une ferveur musicale.
C’est son intérêt pour le processus créatif et sa fascination pour le milieu de la danse qui l’a menée à des collaborations telles que Husk. « J’ai été en tournée mondiale pendant quatre ans avec « La la la Human Steps », une compagnie de danse contemporaine Montréalaise. C’est là que j’ai rencontré plusieurs danseurs, dont Sarah Williams, qui m’a proposé de jouer sur des spectacles de danse. Je collabore encore avec elle aujourd’hui », se confie-t-elle.
Marie Brassard, Sarah Williams et Jackie Gallant travaillent actuellement à la conception d’un spectacle qui sortira vers la fin de l’année 2012. Jackie Gallant nous réserve encore bien des surprises.
Crédits photo : courtoisie Jackie Gallant.
Août 2011 (6.5 Mo)
Octobre 2011 (5.3 Mo)
Décembre 2011 (5.4 Mo)
Février 2012 (7.7 Mo)
Avril 2012 (10.4 Mo)
0 commentaire
Soyez le premier à donner votre avis sur cet article en utilisant le formulaire ci-dessous :