Vancouver : un couple de lesbiennes discriminé à l’aéroport
Mariées depuis trois ans, Karen-Marie et Andrina, citoyennes canadiennes vivant à Vancouver, gardent un mauvais souvenir de leur dernière visite aux États-Unis. À cause de la loi de Défense du Mariage, elles ont dû remplir la paperasse administrative américaine comme si elles étaient célibataires, leur union n’ayant aucune valeur légale une fois passée la frontière.

« Une seule déclaration écrite suffit pour chaque famille ». Voilà ce qui est écrit sur le formulaire que les Canadiens doivent remplir lorsqu’ils se rendent aux États-Unis. Pourtant, le 28 juillet dernier, à l’aéroport de Vancouver, Andrina Perry a dû suivre cette procédure comme si elle était célibataire. Même chose pour son épouse, Karen-Marie Perry.
La discrimination a commencé avant même leur arrivée devant le personnel américain. C’est en effet un officiel canadien qui a demandé aux deux jeunes femmes d’agir de la sorte: bien que légalement marié, ce couple n’existe pas en tant que tel aux yeux des États-Unis parce qu’il est composé de deux lesbiennes.
« J’étais très en colère », a expliqué Karen-Marie au site du journal LGBT X-Tra. Ni elle ni son épouse n’ont cependant osé protester auprès des responsables américains, de peur de ne pouvoir finalement se rendre de l’autre côté de la frontière.
Du cas par cas
Contactés, les responsables de la communication des douanes aux États-Unis mettent en avant la loi de Défense du Mariage pour justifier ce qui constitue une discrimination basée sur l’orientation sexuelle. Selon ce texte voté en 1996, sous l’administration Clinton, le mariage se limite exclusivement à l’union entre un homme et une femme. Au niveau fédéral, les couples de même sexe ne peuvent donc jamais être considérés comme mariés aux Etats-Unis.
Ces derniers mois, l’association LGBT Égalité Immigration a demandé au président Barack Obama (qui a lui-même récemment critiqué cette loi) de faire en sorte que les couples de même sexe aient le droit de remplir un seul formulaire. Rachel Tiven, directrice exécutive de l’organisme, avoue que dans les faits, il s’avère difficile de faire des généralités: parfois la douane l’autorise, parfois non. Lors d’autres voyages aux États-Unis, Karen-Marie et Andrina ont elles-mêmes pu procéder de la sorte.
Crédits photo: Laughing Squid.
Août 2011 (6.5 Mo)
Octobre 2011 (5.3 Mo)
Décembre 2011 (5.4 Mo)
Février 2012 (7.7 Mo)
Avril 2012 (10.4 Mo)
0 commentaire
Soyez le premier à donner votre avis sur cet article en utilisant le formulaire ci-dessous :